Comme dans les années trente, les "banksters" font la Une - RTBF | #Banque #Actus | Scoop.it
"La chasse aux banksters", titrait Libération ce 18 juillet, pour évoquer les enquêtes ouvertes contre les pratiques de certaines banques et de leurs dirigeants. Il faut dire que ceux-ci, certains de leur impunité, ont multiplié les pratiques scandaleuses. Les banquiers-voyous, voilà qui rappelle furieusement une autre époque...

"Bankster": le terme est aujourd'hui largement utilisé sur les blogs, les sites et les pages des réseaux sociaux qui traitent d'économie. Déjà pointés du doigt pour leur rôle dans la crise des subprimes et leur refus de renoncer à leurs privilèges ou de changer les règles, les banquiers sont à nouveau cloués au pilori.

Même un analyste pondéré comme Georges Ugeux en perd son sang froid: sur son blog, sous la photo explicite d'une banque barrée d'un ruban imprimé "scène de crime", il énumère les récents scandales: l'utilisation de fonds propres à des fins spéculatives pour JP Morgan, manipulation du taux Libor du marché interbancaire, délits d'initiés, blanchiment...

N'en jetez plus. "Ces cas sont différents mais montrent une résistance fondamentale des dirigeants des institutions financières aux nouvelles (ou anciennes) réglementations. Se croient-ils au-dessus des lois ? Espèrent-ils ne pas être pris ? Ce sentiment de surpuissance est loin d’être éradiqué au sommet des institutions financières ou dans les salles de marché", estime l'ancien vice-président de la bourse de New York.

Des "banksters", donc. Un terme popularisé dans les années cinquante notamment par l'économiste libertarien Murray Rothbard, inspirateur pourtant des théories économiques les plus libérales et partisan d'une absence totale de régulation de l'Etat. Aujourd'hui, à part dans les franges républicaines radicales et chez les partisans du Tea Party, on ne prête plus réellement attention à l'auteur de ce mot-valise. Mais le terme continue à faire florès à droite comme à gauche. Pas grand monde ne se souvient non plus que le terme avait connu une première vie et qu'il avait été forgé dans les années trente par un certain Léon Degrelle, fondateur du parti populiste d'extrême-droite belge Rex.

Se débarrasser des "banksters" à grand coups de balais

 

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Via Jacques Le Bris