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La géologie, c’est « le terrain, l’aventure, le rêve » et l’avenir

La géologie, c’est « le terrain, l’aventure, le rêve » et l’avenir | Actualités de l'ES | Scoop.it
Les deux blocs, très noirs, assez friables, laissent des taches sombres sur les mains de Cyril Gagnaison. « C'est de la roche sédimentaire carbonée, de la tourbe, explique l'enseignant-chercheur en paléontologie et sédimentologie. Il y avait un marécage ici il y a six mille ou sept mille ans… » Ce cours ne se déroule pas dans une salle de classe… Mais sur une plage, non loin de Sangatte, dans le Pas-de-Calais. Et si le lieu détonne, la formation aussi.

En trois années d'études après le bac, l'école d'ingénieurs LaSalle-Beauvais prépare des techniciens supérieurs en géologie. C'est une spécificité. Des universités délivrent ces formations à bac + 5. Il est aussi possible de devenir ingénieur d'école. Mais ce métier qui attire les jeunes offre peu de débouchés. LaSalle-Beauvais tire son épingle du jeu grâce à une formation courte, où le terrain a une place de choix.

 

« OBSERVER, DÉCRIRE, SYNTHÉTISER »

Les 24 élèves qui arpentent la plage en ce jour d'octobre ne sont pourtant que des bacheliers qui débutent dans l'enseignement supérieur. Le pari est « de les confronter très tôt à la réalité », explique le professeur Sébastien Laurent-Charvet, responsable de la formation. « Observer, décrire, synthétiser. L'enseignement repose sur ces méthodes. Il faut les inculquer dès le départ. »

Et puis, « ce que les élèves vivent pendant cette semaine de terrain sert d'appui à beaucoup des enseignements qu'ils reçoivent ensuite. Il est plus facile de faire passer des notions abstraites si l'on dispose d'images réelles et d'expériences vécues à leur rappeler. Les expérimentations en laboratoire, c'est une chose, la réalité de terrain en est une autre ».

Et cela ne va pas toujours de soi. Deux élèves essayent tant bien que mal de reproduire les couches sédimentaires de la falaise sur leur carnet d'observation. Et d'interpeller leur professeur : « On n'y arrive pas, monsieur ! Il y a une partie qu'on ne voit pas. On dessine quand même ? » « Si tu ne vois rien, tu ne dessines rien ! », répond l'enseignant.

 

« A LA BASE DE LA CIVILISATION »

Evoluant par petits groupes au pied des hauts murs de craie qui cisaillent les plaines vertes du Pas-de-Calais, les élèves dessinent, ramassent des ammonites ou des nodules de phosphate… Ils goûtent, même. « Cela colle à la langue ? », demande Cyril Gagnaison. Silence. « Le cénomanien crisse sous la dent parce qu'il y a du quartz, explique-t-il. Si cela colle, c'est de l'argile. » Dont acte.

Voilà les élèves repartis à l'époque du crétacé. « On apprend à connaître ce que l'on voit, se réjouit l'un d'eux, Pierre-Louis Gibelin. Et le terrain permet de confirmer si l'on aime ou pas le métier. » Pour Pierre-Louis, c'est oui. « On a besoin de géologues partout, constate le jeune homme. Pour faire des routes, des maisons, pour l'environnement, chauffer les maisons… La géologie est à la base de tout, à la base de la civilisation. »

Le métier « parle », et il attire. Chercher de l'or ou du pétrole, « c'est l'aventure ! », dit M. Laurent-Charvet. « Ils se voient déjà en Guyane à progresser dans la jungle à coups de machette pour trouver de l'or ! Certains le feront, d'ailleurs… C'est vrai, les ressources, les mines, les carrières, le pétrole… Cela les fait rêver, c'est synonyme de voyages et c'est le secteur qui paie le mieux, même si ce n'est pas ce qui anime vraiment nos élèves. »


7 000 GÉOLOGUES EN FRANCE

C'est aussi l'avenir. « Il y a cinquante ans, on prenait le pétrole qui coulait tout seul et on délaissait les autres gisements. Aujourd'hui, les premiers sont épuisés et on a besoin des géologues pour reprendre les anciennes études, les vieux forages. » Tous ne choisiront pas cette voie. Certains opteront pour la géothermie, l'hydrogéologie ou l'eau, les nappes phréatiques ou la cartographie.

Il existe 7 000 géologues en France et les diplômés de LaSalle s'insèrent bien. Leur taux net d'emploi avant qu'ils ne soient diplômés est de 68 % et, trois mois après, ils ne sont plus « que deux ou trois » à chercher.

« Pour être un bon professionnel dans ce domaine, il faut avoir fait beaucoup de terrain », explique M. Laurent-Charvet. Les jeunes de LaSalle paraissent donc bien partis. Et, quand le terrain est une plage, cela ne gâche rien.

 

 

DA CRUZ Steven's insight:

#FNEB #Sciences #Insertion-professionnelle

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Fundraising : pourquoi HEC collecte plus d’argent que les autres

Fundraising : pourquoi HEC collecte plus d’argent que les autres | Actualités de l'ES | Scoop.it

112 millions d'euros. C'est le montant des dons (ou promesses de dons) collectés par la Fondation HEC sur la période 2008-2013. De quoi permettre à l'école de favoriser l'égalité des chances (notamment grâce à un programme de bourses), d'enrichir son excellence académique (par exemple en recrutant des professeurs de calibre international), et de rayonner davantage dans le monde entier.

La soirée de clôture de la campagne 2008-2013, à la Cité de l'architecture, à Paris (photo HEC Paris).

Au total la campagne a mobilisé 7520 donateurs, 142 "grands donateurs" (à plus de 150.000 euros chacun), et près de 70 entreprises. Une performance, dans un pays qui reste peu coutumier du "fundraising", et dans un contexte économique peu favorable. Une performance qui a été célébrée en grande pompe et même avec ferveur, mardi 19 novembre, dans le cadre de la Cité de l'Architecture, à Paris.

"La Fondation HEC a réussi plusieurs percées, se réjouit Pierre-Antoine Gailly, le président de la CCI de Région Paris-Ile-de-France. Elle a franchi le mur des 100 millions d'euros collectés ; elle compte une grosse vingtaine de donateurs à 500.000 euros et plus ; et elle a réuni, au total, plusieurs milliers de donateurs. Enfin, le "class gift" est désormais une tradition bien ancrée à HEC : près de 90 % des élèves y participent. Ils acquièrent ainsi le réflexe de donner à l'école."

Comment expliquer ce résultat ? Plusieurs facteurs jouent.

-une solidarité très forte entre les générations autour de l'école. Il suffit d'assister à l'un des événements organisés par la Fondation HEC pour mesurer la ferveur qui unit anciens ou jeunes diplômés, étudiants, enseignants et membres des équipes de  direction. "Il existe chez nous une réelle capacité à lever des fonds dans la bonne humeur et l'enthousiasme, assure Pierre-Antoine Gailly. Très peu d'associations ont cette capacité à collecter de l'argent avec une telle solidarité et un tel esprit d'équipe. C'est un phénomène inter-générationnel."

-le professionnalisme des équipes de la Fondation HEC. "Nous regardons sans cesse ce qui se fait à l'étranger, en particulier aux Etats-Unis et au Canada, et au besoin nous nous en inspirons, explique Barbara de Colombe, déléguée générale de la Fondation HEC et l'une des meilleures spécialistes du fundraising dans l'Hexagone. Et nous avons réuni une équipe très expérimentée et professionnelle." 

-l'expérience : créée il y a une trentaine d'années, la Fondation HEC possède une longue pratique de la collecte de fonds - à la différence de la plupart des fondations universitaires, qui sont de création récente. "Mais en réalité, la Fondation HEC fonctionne de façon très organisée et professionnelle depuis seulement une petite dizaine d'années, nuance Bernard Ramanantsoa, le directeur général. C'est à partir de ce moment-là que la collecte s'est vraiment développée." 

-un dispositif fiscal avantageux, qui encourage les dons et permet de démultiplier les sommes versées.

-la cohérence stratégique. A HEC, pas de changement de cap tous les 2 ou 3 ans, mais une priorité constamment réaffirmée depuis au moins une quinzaine d'années : se développer à l'international, hisser l'école parmi les institutions qui comptent à l'échelle de l'Europe et de la planète, en adoptant les règles du jeu en vigueur et en s'inspirant de ce qui se fait de mieux à l'étranger.

-une spirale positive, enfin : engagée depuis des années, alimentée par les résultats de l'école sur la scène internationale (notamment via les partenariats et les classements), elle constitue un puissant encouragement, pour la collectivité comme pour ses membres et pour la Fondation, à progresser et à accélérer encore.

"Tous les ingrédients sont réunis pour que notre collecte soit un succès, constate Daniel Bernard, le président de la Fondation HEC. Il y a d'abord l'attachement très fort de nos anciens à leur école. Ils savent ce qu'ils lui doivent, ils lui en sont reconnaissants, et ils tiennent à lui rendre une part de ce qu'elle leur a apporté. Je suis moi-même boursier de l'école, et je mesure bien cet attachement. Nos donateurs sont vraiment heureux de participer à cette belle aventure humaine."

"Ce résultat est aussi le fruit du travail d'une équipe très compétente, poursuit Daniel Bernard. Le fundraising est un vrai métier, qui exige un très grand professionnalisme. L'action de la Fondation HEC sert aujourd'hui de référence dans l'Hexagone : nous aidons d'autres institutions - par exemple des universités - à se lancer, en leur exposant nos bonnes pratiques et en leur montrant comment elles peuvent s'organiser."  

"Enfin, nous bénéficions en France d'un environnement législatif qui favorise les dons. Certains estiment que l'enseignement supérieur doit être financé uniquement par l'Etat. Mais aujourd'hui, cela ne suffit plus. L'enseignement supérieur demande des moyens importants. C'est un vrai sujet de philanthropie. En outre, les donateurs peuvent "flécher" leurs dons et les affecter à des projets précis. Ils voient ainsi à quoi sert l'argent qu'ils ont donné. C'est pour eux une grande satisfaction, et cela les motive."

 

 

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