Actualité > Les bactéries des abeilles américaines résistantes aux antibiotiques ! | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

 

 

 

 

 

 

 

PAS CHEZ NOUS HEIN:

L’utilisation d’antibiotique est interdite dans le domaine apicole européen, en raison de l’interdiction par la réglementation de retrouver des résidus d’antibiotiques dans le miel.

 

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DONC:

Pour lutter contre la loque américaine, des ruches situées outre-Atlantique sont régulièrement traitées préventivement avec un antibiotique. Cette pratique ne serait pas sans conséquence. Les bactéries intestinales d’abeilles auraient en effet acquis un grand nombre de gènes de résistance. Or, ils peuvent être transmis à l’agent pathogène et le rendre ainsi insensible au traitement. Mais ce n’est pas tout…

Des gènes de résistance aux antibiotiques transférables

 

Les gènes de résistance seraient proches de ceux observés chez l’Homme et chez les animaux produits en élevages (poulet, porc, etc.). Ils ont donc été recherchés au moyen de techniques moléculaires, notamment grâce à des séquençages d’ADN, chez des bactéries d’abeilles Apis mellifera vivant dans le Maryland, le Connecticut, l’Utah, l’État de Washington et en Floride. Huit séquences cibles ont été trouvées (tetB, tetC, tetD, tetH, tetL, tetM, tetW et tetY) à des fréquences élevées dans les populations.

 

Des bactéries intestinales d’abeilles récoltées en Suisse, en République tchèque et en Nouvelle-Zélande, trois pays où l’utilisation à titre préventif d’oxytétracycline est interdite depuis plus de 25 ans, ont fait l’objet des mêmes analyses. Seuls 3 gènes de résistance (tetB, tetC et tetW) ont été trouvés chez un petit nombre d’insectes.

 

Ainsi, le traitement sur le long terme des ruches avec des antibiotiques a bien provoqué une accumulation répandue de gènes de résistance aux États-Unis. Seul hic, les agents pathogènes et les bactéries intestinales pourraient se les échanger bilatéralement. La séquence tetL a par exemple déjà été trouvée au sein des génomes de Melissococcus pluton et Paenibacillus larvae ! Comme dans bien d’autres cas, l’utilisation massive d’antibiotiques pourrait avoir encouragé l’émergence de résistances.