OGM, agro-écologie : Sud Solidaires s’interroge sur la stratégie de l’Inra - Agriculture - ouest-france.fr | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

La branche INRA du Syndicat Sud-Solidaires veut profiter de la question des OGM et de l’agro-écologie, pour lancer un débat sur les axes prioritaires de la recherche au sein de l’Institut.

Le débat

Le syndicat Sud-Solidaires de l’INRA s’interroge dans un long texte, rendu public, sur la définition des axes de recherches auxquels les chercheurs de l’INRA devraient se consacrer prioritairement. Deux événements récents poussent le syndicat à demander à François Houllier le patron de l’INRA de prolonger les débats.

Le premier concerne les OGM. « La question des procédures d’évaluation des OGM a été soulevée par la publication de Gilles-Eric Séralini et ses collègues. Nous avions placé cette évaluation et celle des pesticides qui lui sont associés, ainsi que la question de l’expertise, au centre d’un message adressé aux personnels de l’INRA », rappelle le syndicat Sud. « Lors de l’audition organisée le 19 novembre à l’Assemblée Nationale sur le maïs NK 603, le discours d’ouverture du ministre Stéphane Le Foll, nous a paru porteur d’espoir. »

Modèles agronomiques

Les syndicalistes, ont notamment retenu de ce discours que les chercheurs devaient s’intéresser à la question plus globale et plus complexe des modèles de développement et des modèles agronomiques avec des alternatives qui ont un potentiel économique, écologique et sanitaire à envisager de matière systémique. « Encore faut-il que cette déclaration soit suivie d’effet, commente le syndicat, qui a en mémoire, le Grenelle de l’Environnement. La puissance des lobbies fut capable d’empêcher de bonnes idées de se traduire par des actes, à l’exemple du plan écophyto 2 018 qui est un échec. »

Agro-écologie : aller plus loin

Le syndicat enregistre avec satisfaction que le chantier de « l’agro-écologie » a été enfin ouvert à l’INRA. Le rapport préliminaire de ce chantier a été présenté au Conseil scientifique de l’INRA. « Nous regrettons, dans ce rapport, le poids démesurément important donné aux approches de modélisation. » Pour Sud Solidaires INRA, « l’agro-écologie pourra remplacer l’agriculture productiviste conventionnelle si l’ensemble des acteurs concernés sont impliqués, si des moyens financiers et humains sont mis en place, et si les modalités de conseil aux agriculteurs sont modifiées. »