Vers la fin de l'apiculture de plaine ? | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

DIVORCE ENTRE  L'ADA POITOU-CHARENTES ET L'INSTITUT DE L'ABEILLE

L'Association pour le développement apicole en Poitou-Charentes, l'Ada, était réunie en assemblée générale, samedi à Melle. Une vingtaine d'apiculteurs ont répondu à l'invitation de l'association, alors que l'on sait les difficultés de la profession.

 

« Nous sommes dans une période noire, mais il y a quelques avancées : le ministère et l'Europe viennent de demander aux organismes certificateurs de reconsidérer l'usage des néonicotinoïdes utilisés depuis quinze ans pour le traitement des semences. Ces insecticides agissent sur le système nerveux central des abeilles, mais ne sont pas nocifs que pour les abeilles. »


Le nombre d'apiculteurs dans la région ne cesse de diminuer. Devant la baisse de rendements d'une ruche et l'augmentation des pertes, les jeunes ne sont pas nombreux à vouloir se lancer dans la profession. Cela se traduit également par un exode vers d'autres régions. C'est l'apiculture de plaine qui est en train de disparaître. « L'intérêt économique de l'abeille dépasse la simple production de miel. Elle reste le vecteur essentiel de la pollinisation », rappelle Francis Chauvancy, secrétaire au sein de l'Ada. Une rencontre avec le ministre est possible. « Nous espérons lui faire comprendre que c'est à la France de prendre la décision, ça a déjà été fait pour le Cruiser. »


Enfin, au cours de l'assemblée, le divorce avec l'Institut technique et scientifique de l'apiculture et de la pollinisation, l'Itsap, a été une nouvelle fois entériné. « Je pense que cette structure a été mise en place pour " noyauter " la colère des apiculteurs, les problèmes d'intoxication sont trop conflictuels. Son comité technique ne comporte aucun apidologue. Nous avons été les premiers à nous retirer, d'autres ont suivi », souligne Francis Chauvancy.

 

L'Ada est un institut technique financé à 80 % par la Région qui mène des actions principalement pédagogiques, sur le terrain. L'Ada, propriétaire d'une soixantaine de ruches, participe également à des expérimentations.