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Un nouveau règlement européen censé renforcer les évaluations sanitaires des plantes génétiquement modifiées (PGM) vient d’être voté, le 25 février. Il a été adopté à la majorité qualifiée par les représentants des 27 gouvernements de l’Union européenne, réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire. Ce règlement « comporte une part d’amélioration », reconnait l’association Inf’Ogm. Les demandeurs d’autorisations commerciales devront désormais fournir des analyses de toxicologie (jusque-là non obligatoires), et conduire des analyses basées sur des statistiques suffisantes. Les études de toxicité devront également être menées sur 90 jours, contre 17 auparavant. Ce nouveau règlement devrait rassurer le consommateur. Mais dans un communiqué commun, plusieurs organisations syndicales et écologistes s’insurgent contre ce qu’elles nomment une « supercherie » : ces « améliorations » s’appliqueront seulement aux demandes d’autorisations déposées six mois après l’adoption de ce règlement. Quid des 93 dossiers en attente, dont 27 demandes d’autorisation de culture de PGM sur le sol européen ? « Ces OGM seront "évalués" suivant les protocoles les plus laxistes qui ont permis l’autorisation systématique de l’écrasante majorité des OGM examinés jusqu’à ce jour par les comités d’experts européens », écrivent les organisations. La Commission européenne et l’Autorité européenne de sécurité des aliments avaient reconnu que « l’évaluation des risques telle que conduite jusqu’à maintenant [était] insuffisante », souligne Inf’Ogm. C’est pourtant sur la base de ces anciens critères d’évaluation que pourraient être autorisées plusieurs plantes génétiquement modifiées en Europe. Les organisations signataires du communiqué dénoncent un « recul scandaleux qui va contre l’intérêt général ». Elles attendent du gouvernement français qu’il indique comment il compte s’opposer à cette dérive. Et insistent sur le fait que 27 nouveaux OGM pourraient bientôt envahir les champs.
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C'est l'hécatombe. En Suisse, la moitié des ruches a disparu dans le seul courant de l'hiver dernier. Pour Greenpeace et les apiculteurs, il est urgent d'agir. Ensemble, ils ont donc remis ce jeudi aux autorités fédérales, une pétition exigeant l'interdiction immédiate de pesticides dangereux pour les abeilles (voir encadré), munie de plus de 80'000 signatures. Sans abeilles, pas de poire ni de melon Cela met en danger l'environnement, mais aussi la production alimentaire si les abeilles ne butinent plus sur les plantes, avertissent les pétitionnaires. La valeur économique de la pollinisation des abeilles est estimée à environ 260 millions de francs par an. Inaction des autorités
Les autorités suisses tergiversent, nos démarches se sont heurtées jusqu'ici à un mur, critique Greenpeace. La faute aux intérêts de l'industrie agrochimique. Selon la chargée de campagne agriculture de Greenpeace Marianne Künzle, ce sont en premier lieu les groupes puissants comme Syngenta ou Bayer qui profitent de la situation. Aucun des deux groupes n'a répondu à nos appels répétés ce jeudi. Mais Syngenta a, à plusieurs reprises, réfuté en bloc les différentes accusations. La Commission européenne entend suspendre, pendant deux ans, l'utilisation de trois substances présentes dans les pesticides, à cause de leur impact sur les abeilles. Syngenta lui a demandé, le 16 février dernier, de retirer cette proposition.
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A l'occasion de la prochaine semaine pour les alternatives aux pesticides qui se déroulera du 20 au 30 mars, plusieurs médecins du Limousin ont rédigé une pétition qui circule dès à présent dans les cabinets médicaux. Le document pose la question suivante : "Peut-on s'abstenir de prendre des précautions?" La réponse est claire :
"Non !" Extrait de la pétition : "Médecins, nous avons choisi le cadre de la semaine pour les alternatives aux pesticides afin de mettre en avant la dimension sanitaire dans ce débat. Elle ne le résume pas car la dimension environnementale est elle aussi incontournable. Nous tenons à préciser que nous ne cherchons pas à montrer du doigt une profession, mais que chacun doit prendre ses responsabilités. A nous d’assumer les nôtres en alertant sur les dangers de ces produits, particulièrement pour certaines catégories de la population (ceux qui y sont le plus exposés, ainsi que les femmes enceintes et les enfants).
Car des liens sont établis en milieu professionnel entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies :
- des cancers : « Les expositions professionnelles aux pesticides ont été plus particulièrement mises en cause dans les hémopathies malignes lymphoïdes. Des études en populations agricoles suggèrent leur implication dans les tumeurs cérébrales et dans les cancers hormono-dépendants (cancers de la prostate, du sein, des testicules, de l’ovaire »
- des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson . « chez l’enfant, l’utilisation domestique de pesticides, notamment d’insecticides domestiques, par la mère pendant la grossesse et pendant l’enfance a été régulièrement associée aux leucémies et, à un moindre degré, aux tumeurs cérébrales »
Surtout il faut rappeler, comme l’a fait l’INSERM que « près d’un millier de molécules ont été mises sur le marché en France ; les risques liés à ces molécules ne peuvent être évalués faute de données toxicologiques et épidémiologiques suffisantes. »....."
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La filière cantalienne a le même profil. « On a 8 apiculteurs professionnels avec plus de 100 ruches alors que 220 apiculteurs ont moins de 10 ruches. Entre les deux, ce sont des pluri-actifs », note Christian Carrier, président du Syndicat des apiculteurs du Cantal - rassemblant 400 adhérents pour environ 6.000 ruchers - qui parle « d'une apiculture plutôt familiale et de loisirs » dans le département. A l'inverse de la tendance nationale plutôt négative, l'année 2012 a été « moyenne » en terme de récolte : entre 15 à 19 kg de miel par ruchers. « Le Cantal étant entièrement en zone de montagne, les fabricants peuvent valoriser leur production "en miel de montagne". Nos paysages sont tellement variés qu'ils offrent une diversité de floraisons ». Un atout pour Christian Carrier. Néanmoins, les apiculteurs ont dû faire face, en 2012, à « des pertes assez importantes » dans le cheptel. « De l'ordre de 30 % », évalue le président. Si une infime partie de ce chiffre est à mettre sur le compte de la mortalité naturelle et du froid, la filière avance d'autres causes. La présence des parasites comme le varroa, « petit acarien qui a muté, très dangereux » ou le frelon asiatique, classé comme nuisible l'an dernier, « qui a mangé beaucoup d'abeilles notamment au sud d'Aurillac ». Pesticides
Sont aussi pointés du doigt les pesticides, « notamment dans la culture du maïs servant à l'alimentation des vaches », estime Robert Blanc, président du GDS (Groupement de défense sanitaire) apicole 15. Comme les instances apicoles nationales, ce dernier dénonce les néonicotinoïdes (*). « L'association des pesticides et des parasites est un cocktail explosif pour nos élevages », se désole-t-il.
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C'est un vaste réseau qu'affirment avoir démantelé les douanes américaines. Celles-ci ont annoncé mercredi avoir mis au jour un gigantesque trafic de miel chinois sur leur territoire. D'après les douanes, il s'agirait même d'une "des plus grandes affaires anti-dumping de l'histoire". Deux importateurs implantés aux Etats-Unis, Honey Holding et Groeb Farms, seraient à l'origine de l'affaire. Elles importaient de Chine du miel qui était soit déclaré comme un autre produit, soit importé via d'autres pays (dont l'Inde, la Russie et la Thaïlande), de façon à éviter de payer les forts tarifs douaniers en vigueur. Au total, la fraude s'élèverait à plus de 180 millions de dollars de droits non perçus, ont indiqué les douanes. Cinq personnes arrêtées Pour l'heure, les deux sociétés ont accepté de payer respectivement 1 et 2 millions de dollars d'amendes, et cinq personnes ont été arrêtées. Mais l'affaire n'en restera probablement pas là. Car "des réseaux tels que celui-ci coûtent aux importateurs légitimes et aux producteurs locaux des années de bénéfices, certains étant même forcés de mettre la clé sous la porte", a déclaré Daniel Ragsdale, le directeur adjoint des douanes, lors d'une conférence de presse à Washington. Les milliers de litres de miel saisis ne posaient toutefois aucun risque sanitaires a-t-il rapidement précisé, même si certains comportaient des traces d'antibiotiques prohibés par la réglementation américaine. inSh
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Les fleurs émettent un faible champ électrique qui signale aux insectes pollinisateurs la présence de nectar dans leur corolle. C'est ce que dévoile une nouvelle étude publiée dans la revue Science Express et menée par les scientifiques de l'École de sciences biologiques de l'Université de Bristol. "Quand un bourdon s'approche d'une fleur, on voit les grains de pollen sauter sur lui avant qu'il se pose. C'est étonnant", rapporte Daniel Robert, de l'université de Bristol. Le chercheur est arrivé à déterminer que ce phénomène était dû aux différences de potentiel électrique entre la plante et l'insecte.
Le bourdon est chargé positivement alors que la fleur émet un faible champ électrique chargé négativement. Le champ électrique fonctionne comme un signal que la fleur donne au bourdon. Quand une fleur (chargée négativement) reçoit la visite d'un bourdon (chargé positivement) pour aspirer son nectar, elle perd automatiquement une bonne partie de sa charge électrique. Si elle est chargée électriquement, cela veut dire que la fleur a du nectar. Sinon, elle n'en a plus et il ne sert donc à rien de venir la butiner. "La fleur ne peut pas décevoir les insectes. Elle a intérêt à ne pas mentir. C'est notre hypothèse", explique Daniel Robert. "On ne sait pas encore comment l'insecte perçoit ce signal. Cela fait partie de nos prochaines recherches", ajoute le chercheur.
Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques de l'École de sciences biologiques de l'Université de Bristol ont observé plus de 200 abeilles pendant la collecte de pollen de pétunias.
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Ce samedi 23 février de nombreuses associations ont répondu présents à l’appel du Collectif Contre l’Épandage Aérien et L’Empoisonnement des Martiniquais à venir manifester ce jour dans les rues de Fort-de-France pour exiger : - l’interdiction définitive et totale de l’épandage de pesticides ; - l’application des méthodes écologiques existantes et pratiquées ailleurs contre les parasites du bananier ; - l’élaboration concertée d’un nouveau modèle pour un développement durable, tant en ce qui concerne le domaine de la pêche que celui de l’agriculture ; - la constitution immédiate d’une commission d’enquête parlementaire sur la chlordécone, pour une évaluation de la prise en charge par l’Etat français de réparations à la hauteur des dommages causés.
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VOUS ETES EN PANNE DE CARBOFURAN? PESTICIDE INTERDIT EN FRANCE DEPUIS 2008 TOUT D'MEME!!!
PAS D'PROBLEME : EN FRANCE NOUS AVONS DES FRONTIERES QUI STOPPENT LES NUAGES RADIOACTIFS ET TOUTES INFORMATIONS "GENANTES" SUR LE SUJET, IL FAUT CROIRE QUE POUR LES PESTICIDES LE FLAIR DE NOS DOUANIERS EST MOINS BIEN AFFUTE"
Depuis son interdiction en 2008, le carbofuran intoxique et tue encore régulièrement des cervidés, des lièvres, des renards ou des pigeons dans toute la France, a indiqué à l'AFP Anouk Decors, du réseau Sagir. Sagir associe l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et les fédérations de chasseurs dans la surveillance de la santé de la faune sauvage. Le carbofuran aurait ainsi causé la mort de 22 chevreuils sur une zone de 700 hectares dans le Tarn en 2011. Les empoisonnements restaient trop nombreux pour être seulement dûs à l'écoulement de stocks anciens d'insecticides au carbofuran, a indiqué Mme Decors. En 2012, devant la persistance de la mortalité, Sagir et l'ONCFS ont alerté la gendarmerie et son Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP). L'enquête ouverte à Albi a révélé un trafic en provenance d'Espagne et permis l'interpellation d'un revendeur, qui sera jugé devant le tribunal correctionnel, ont dit l'ONCFS et l'OCLAESP dans un communiqué. Mme Decors a souligné qu'il ne s'agissait pas de montrer du doigt les agriculteurs qui, "globalement, sont respectueux des pratiques". GLOBALEMENT....
L'idée est de montrer que, malgré les interdictions, des pesticides illicites - et pas seulement le carbofuran - continuent à tuer et que la veille sanitaire permet de déjouer des trafics subsistants.
ALORS LA, C'EST L'POMPON :
Les empoisonnements d'animaux sauvages peuvent aussi relever de la malveillance pure et simple, a-t-elle dit.
DE LA MALVEILLANCE DE LA PART DE QUI?????
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Les Français devancent les Allemands et les Américains au concours de celui qui a le plus de pesticides dans le sang. Les concentrations biologiques de plusieurs substances chimiques ont été mesurées, entre 2006 et 2007, par l'Institut national de veille sanitaire, sur un échantillon représentatif de la population (2000 adultes pour les métaux, 365 pour le mercure, 400 pour les pesticides et les PCB): les trois conclusions qui en découlent sont alarmantes. Si les niveaux de plomb, cadmium, mercure, arsenic organique, sont stables ou en baisse, les pesticides, eux, sont présents dans notre sang à des niveaux au moins trois fois plus élevés que dans celui des Américains ou des Allemands. Ces pesticides sont largement utilisés en agriculture, en horticulture et pour un usage domestique (idéaux pour se débarrasser des insectes à la maison, désherber les allées, protéger les plantes du jardin, en finir avec les tiques et les puces de nos animaux de compagnie, ou les poux chez l'enfant). Pire encore, les PCB. Malgré leur interdiction totale dès 1979, ils sont encore largement présents dans notre environnement. Ils se sont disséminés dans l'air, le sol, l'eau, les sédiments, contaminant les plantes, les animaux et enfin les hommes. Présents à l'époque dans les encres d'imprimerie et les adhésifs, le site du ministère de l'Ecologie rappelle qu'ils ont aussi été utilisés comme huile pour les transformateurs et les condensateurs, ainsi que dans certains radiateurs ou autres équipements électriques. Ils ont servi de lubrifiant dans les turbines et les pompes, le traitement du métal, les soudures, les peintures et les papiers autocopiants sans carbone. Toujours selon cette étude, la concentration des PCB dans le sang des Français est plus élevée que chez nos voisins allemands et américains.
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Les abeilles mal en point Les temps sont durs pour les abeilles. Menacées de toutes parts, par les pesticides notamment, elles sont victimes du syndrome d’effondrement des ruches. Mais on sait maintenant de manière certaine qu’elles sont aussi contaminées par les OGM… Du pollen MON810, commercialisé par Monsanto, a en effet été retrouvé dans leur miel en Allemagne, le rendant impropre à la consommation, par décision de justice de la cour européenne en septembre 2011 !
Contamination à grande échelle Toutes les productions apicoles dans un rayon de 10km autour d’un champ d’OGM sont susceptibles d’être contaminées. D’après Anne Furet (UNAF) & Eric Meunier (Inf’OGM), dans 99% des cas, la culture des OGM est associée à l’usage d’un pesticide – souvent du Roundup – et à un modèle d’agriculture défavorables aux abeilles. En Argentine, certains apiculteurs ont même été obligés de s’éloigner de 400km des cultures de soja OGM…
Un manque d’études inquiétant L’impact réel des plantes génétiquement modifiées sur les abeilles n’est pas ou peu étudié et les résultats sont loin d’être rassurants. Une de ces rares études a ainsi mis en évidence une diminution des activités de butinage après exposition au maïs Mon810… D’autres soulignent l’absence de données sur ses effets sublétaux (à une dose juste inférieure à celle provoquant la mort) qui sont très difficiles à mesurer !
La France épargnée ? La culture du maïs MON810, qui a été autorisée en Europe, était jusqu’à présent interdite en France grâce à deux arrêtés pris en 2007 et 2008. Mais en novembre dernier, le Conseil d’Etat a pris position en faveur de Monsanto et demandé l’annulation du moratoire. Les arrêtés ont donc été annulés Le gouvernement a cependant annoncé qu’il demeurait opposé à la culture de ce maïs. Toutefois, en attendant que des mesures valides soient prises, l’achat de semences MON810 est donc devenu possible…
Signez la pétition ! Pour que la législation européenne change et ne mette en péril ni les humains, ni les abeilles, ni la biodiversité, One Voice a rejoint un collectif de 17 associations européennes. Il a mis en place une pétition qui réclame de :
suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810, bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères, faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.
En Californie, la floraison des amandiers devrait débuter dans les prochains jours. Pour assurer la pollinisation de ces arbres fruitiers, les producteurs d’amandes font appel aux apiculteurs de tous le pays. La Californie produit chaque année 80% de la production mondiale d’amande. Selon Phys.org, l’augmentation de la demande mondiale en amandes a entrainé l’augmentation des espaces cultivés par les producteurs, passant à plus de 307 000 hectares en 2013. Le nombre d’abeilles nécessaire à la pollinisation de ces arbres augmente donc lui aussi. En tout, ce sont plus de 2 millions de ruches qui ont été réquisitionnées cette année par les producteurs d’amandes de la région pour polliniser leurs cultures, 500 000 provenant de la région elle-même, 1,5 million du reste des Etats-Unis. Toutefois, le syndrome d’effondrement des colonies, qui touche actuellement les abeilles, met l’industrie en péril. Certains apiculteurs ont perdu près de 50% de leurs colonies cette année. Une colonie d’abeille se négocie désormais à plus de 200$ pour la saison. Or, les abeilles mellifères (qui produisent du miel) sont les pollinisateurs préférés des producteurs d’amandes car elles sont sociables, peuvent former des colonies plus grandes que les autres abeilles et peuvent être déplacées facilement. Pour Neil Trent, inspecteur d’abeilles en Californie, la question est de savoir « s’il y aura assez d’abeilles pour disséminer le pollen des arbres fruitiers ».
Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Mise au point de la Filère Apicole Professionnelle sur le plan de dévelopement Apiculture du ministre de l’Agriculture, Mr Le Foll
… COMMUNIQUÉ DE PRESSE … Création d’ADA France – Fédération Nationale du Réseau du Développement Apicole Les représentants des associations régionales du développement apicole (ADA), l’ensemble des structures représentatives de la filière apicole et du monde agricole présents à l’ITSAP-Institut de l’abeille travaillent à la définition et la mise en oeuvre des missions confiées à l’institut.
Les actions de développement apicole (installation, formation, accompagnement technicoéconomique et administratif des exploitations) sont gérées par les ADA, au plus près des besoins des apiculteurs, en proximité des centres de formation, des chambres d’agriculture, des organisations agricoles, des collectivités territoriales et des services décentralisés de l’État.
La nouvelle étape qui s’ouvre avec la mise en oeuvre du « Plan de développement durable de l’apiculture » récemment annoncé par le ministre de l’Agriculture, doit permettre à la tête de réseau des ADA de se positionner comme véritable interlocuteur du développement apicole national et régional. Le professionnalisme de ses adhérents, un réseau de 25 ingénieurs et techniciens, des budgets et des structurations régionales encore fragiles mais non négligeables sont les forces de ce réseau.
C’est pourquoi les associations régionales de développement de l’apiculture, réunies en Assemblée générale constitutive le 5 février 2013, à Paris, ont décidé de se regrouper en Fédération nationale sous le titre de ADA France - Fédération Nationale du Réseau de Développement Apicole.
ADA France se fixe comme objectifs de : • concourir par tous les moyens au développement de l’apiculture : appui à l’installation et accompagnement administratif et technique des apiculteurs (actifs, nouveaux installés et porteurs de projets), diffusion de documents et d’informations techniques et économiques,formation continue ; • regrouper et animer au plan national, les groupements de développement apicole à vocation professionnelle(ADA) ; • être l’interlocuteur des ADA auprès des pouvoirs publics sur tous les sujets de développement et notamment dans les domaines du sanitaire et de la formation initiale et continue ; • assurer conseil, coordination et harmonisation pour les missions de développement menées par les ADA ; • contribuer à faire remonter, synthétiser et présenter dans les instances ad hoc les besoins et préoccupations du terrain. Le Bureau mis en place est composé des personnes suivantes : • Président : Dominique RONCERAY, apiculteur professionnel, Vice-président de l’Association régionale de développement de l’apiculture du Centre • Trésorier : Philippe DAUZET, apiculteur professionnel, administrateur de l’Association de développement de l’apiculture rhonalpine • Secrétaire : Anne K’NEUR-DIDIER, apicultrice professionnelle, Présidente de l’Association de développement de l’apiculture en Midi-Pyrénées 4Contact : Dominique RONCERAY 06 32 45 30 74 – dronceray@wanadoo.fr Paris, 13 février 2013.
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UN MORATOIRE DE DEUX ANS POUR TROIS INSECTICIDES ?
En janvier, l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a rendu un rapport très critique, indiquant que trois des molécules les plus controversées, appartenant à la famille des néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), présentaient des risques importants pour les abeilles. En conséquence, la Commission européenne a proposé l'instauration d'un moratoire de deux ans pour les trois insecticides en question, sur certaines grandes cultures (maïs, soja, colza, etc.). Les Etats membres ont jusqu'à fin février pour en débattre. Vendredi, M. Le Foll n'a pas abordé ce problème, préférant se retrancher derrière la future décision européenne. Les apiculteurs réunis au sein de l'Unaf ont de leur côté déjà annoncé qu'ils ne se satisferaient pas de cette proposition. Ils souhaitent l'interdiction totale et définitive de ces produits phytosanitaires systémiques, soupçonnés d'être la cause majeure du déclin des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages.
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Le comité de gestion du parc national de Lo Go - Xa Mat, province de Tay Ninh (Sud), a donné jeudi des consultations et des indications à l'Université de Chea Sim Kamchay-Mea, province de Prey Veng (Cambodge), dans l'apiculture. Mis en oeuvre en novembre 2012, ce projet a pour objectif d'aider l'université cambodgienne à mettre en place un élevage d'abeilles à titre expérimental, puis de le développer à des fins économiques, sans oublier de transmettre les techniques et savoir-faire apicoles aux étudiants de l'établissement. Le parc national de Lo Go - Xa Mat a fourni à cette université dix ruches et tout l'équipement nécessaire. Il a également proposé des consultations et des cours de formation gratuits aux cadres et étudiants de cette université cambodgienne. Ces abeilles sont élevées dans le parc national de Lo Go - Xa Mat. Depuis novembre 2012, elles ont produit 3kg de miel, ce qui est, pour un début, un résultat honorable. Le comité de gestion du parc national de Lo Go - Xa Mat a par ailleurs créé des conditions favorables aux étudiants de l'université cambodgienne pour qu'ils se rendent sur place. Certaines unités cambodgiennes ont aussi demandé que ce parc leur fournisse des aides afin de pouvoir élever ces insectes dans leurs régions.
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Le buzz entourant les abeilles fait de plus en plus de bruit. Les colonies meurent en masse et l’on cherche un coupable. Les néonicotinoïdes, une classe d’insecticides, sont ainsi apparus sur les écrans radar. Un rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a mis le feu aux poudres. Il n’y est pas dit que ces insecticides sont à l’origine de la mort des abeilles, mais qu’ils présentent des risques importants. Les néonicotinoïdes comptent donc parmi les priorités européennes. Le Commissaire européen à la Santé et à la Protection des consommateurs, le Maltais Tonio Borg, a formulé une proposition à la fin du mois de janvier dernier : il propose d’interdire pendant deux ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes importants (imidacloprid, thiametoxam et chlotianidin). Cette interdiction, qui concernerait la culture du maïs, du coton, du tournesol et du colza, entrerait en vigueur le 1er juillet 2013. Une évaluation aurait lieu au bout de deux ans. Le 25 février, le comité permanent d’experts des pays membres devait se pencher sur le dossier. Mais la réunion a été reportée à la mi-mars. Menaces de procès La rumeur court que ce report a été décidé sous la pression des fabricants de pesticides qui menacent d’engager des procès et de demander des dommages et intérêts. Ni le cabinet de Tonio Borg, ni le fabricant [suisse] Syngenta ne souhaitent faire de commentaires. Entretemps, la proposition a déjà été adaptée. Elle a été étendue à la culture fruitière. La Commission a envoyé au comité permanent une lettre signalant que le texte de la proposition sera présenté aux fabricants. Leurs réactions sont attendues d’ici le 1er mars. La lettre précise également que "selon certaines indications, les produits ne sont plus conformes aux critères de l’agrément accordé précédemment”.
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Un débat au Parlement européen va s’engager dans les semaines à venir et jusqu’en mai 2013 suite à la décision de la cour de justice de l’Union Européenne dans l’affaire Bablok. Du miel contaminé avec du pollen de maïs MON 810 ne peut être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine. Cette décision marque la reconnaissance de l’incompatibilité de la culture des OGM avec l’apiculture mais la Commission européenne a recommandé pour l’instant aux Etats membres d’attendre avant d’agir… La multinationale Monsanto a obtenu en 1998 une autorisation de mise sur le marché du maïs génétiquement modifié de type MON 810. D’autres produits alimentaires dérivés de ce maïs ont également été autorisés : la farine de maïs, le gluten de maïs, la semoule de maïs, l’amidon de maïs, le glucose de maïs et l’huile de maïs. Le maïs MON 810 contient le gène d'une bactérie lui permettant de sécréter la toxine Bt, insecticide détruisant les larves d’un papillon parasite : la pyrale du maïs. Rappel de l’affaire Bablok Le Land de Bavière possède des terrains sur lesquels il réalise depuis plusieurs années des cultures expérimentales de maïs MON 810 à des fins de recherche. M. Karl Heinz Bablok est un apiculteur amateur allemand, qui produit, à proximité de ces terrains, du miel et du pollen en pelotes, destinés à être vendus sous la forme de compléments alimentaires. En 2005, il fait réaliser des analyses sur ses produits par un laboratoire qui décèle la présence de traces d’ADN MON 810 (dans une proportion de 4,1 % par rapport à l’ADN total du maïs) et des protéines transgéniques (toxines Bt) dans le pollen de maïs récolté dans des ruches situées à 500 m des terrains de l’Etat de Bavière. Considérant que la présence de résidus de maïs génétiquement modifié a rendu ses produits impropres à la commercialisation et à la consommation, M. Bablok engage des poursuites judiciaires devant le Tribunal administratif d’Augsburg (Tribunal administratif de Bavière) contre l’Etat de Bavière (le Freistaat Bayern). Quatre autres apiculteurs amateurs, voisins de M. Bablok, se joignent à sa démarche. Le 6 septembre 2011, la cour de justice européenne décide que du miel contaminé avec du pollen de maïs MON 810 ne peut être commercialisé faute d’autorisation de ce pollen pour l’alimentation humaine. Cet arrêt indique également qu’un étiquetage est obligatoire au-delà d’une présence de 0.9% de pollens issus d’OGM autorisés dans l’alimentation humaine. La conséquence logique de cet arrêt aurait dû être l’édiction par les états de l’Union européenne de règles visant à protéger l’apiculture contre les contaminations par les OGM. Malheureusement la Commission a préféré demander aux Etats membres d’attendre avant d’agir… C’est pourquoi, une pétition a été créée, puis enregistrée auprès de la Commission des pétitions du Parlement européen :
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VOUS VOUS DEMANDEZ PEUT-ETRE POURQUOI JE NE COMMUNIQUE PAS PLUS SUR CE FILM.
EN FAIT JE NE L'AI PAS ENCORE VU, DONC JE ME PRONONCE PAS...
AH, QUE CE SOIT CLAIR UNE FOIS POUR TOUTES :
EINSTEIN N'A JAMIS DIT QUE SI L'ABEILLE DISPARAISSAIT NOUS N'AURIONS PLUS QUE QUATRE ANNEES A VIVRE.
C'ETAIT UN GROS BLUF EMIS PAR UN APICULTEUR LORS D'UNE MANIFESTATION CONTRE LE GAUCHO, JE LE SAIS : J'Y ETAIS!!!
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Paris va appuyer le plan proposé par Bruxelles pour protéger les abeilles. Le ministre français de l'agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué, vendredi 22 février, que la France allait soutenir le moratoire de deux ans sur certains pesticides affectant les butineuses, préconisé par la Commission européenne. La Commission européenne a proposé, jeudi 31 janvier, d'interdire pendant deux ans l'utilisation de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes – chlothianidine, imidaclopride et thiamétoxam –, sur les cultures de maïs, colza, tournesol et coton."La Commission européenne vient de proposer, sur une partie de ces familles de molécules qui sont clairement identifiées comme perturbantes pour les abeilles, un moratoire de deux ans. Je vais soutenir la Commission européenne", a déclaré M. Le Foll, vendredi, sur la chaîne RMC/BFM TV. Les abeilles "sont victimes de plusieurs facteurs, dont l'un est le recours à un certain nombre de pesticides qui sont perturbants" et qui ne sont "pas interdits aujourd'hui", a-t-il expliqué. Le moratoire a été proposé "pour voir si, quand on ne les utilise plus, les abeilles retrouvent de la vitalité", a relevé le ministre, rappelant que "la France a pris une initiative: 40 millions d'euros seront mis pour un plan abeilles"
UN RAPPORT ALARMANT DE L'EFSA
La proposition de moratoire devait initialement être validée lors de la réunion des experts prévue lundi 25 février. La réunion a finalement été repoussée au 14 mars. Si elle est adoptée, l'interdiction pourrait entrer en application le 1er juillet. La Commission européenne s'est fondée, pour avancer cette proposition, sur un rapport très alarmant rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA) de l'Union européenne, le 16 janvier, qui concluait à la toxicité de ces produits. Les trois néonicotinoïdes incriminés sont présents dans des pesticides produits par les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta, sous le nom de Cruiser, Gaucho, Régent, Poncho, Nuprid ou Argento. Ils sont utilisés pour quatre types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton. La France a retiré, le 29 juillet 2012, l'autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza, mais pas pour le maïs qui, bien que contesté, n'a pas été à ce stade définitivement banni. L'Italie et l'Allemagne interdisent l'usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes. La proposition de moratoire a été vivement dénoncée par les industriels dont les produits sont mis en cause. Elle est également critiquée par les milieux apicoles, qui la jugent insuffisante, les substances nocives persistant dans les sols au-delà de la durée de deux ans proposée par Bruxelles.
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Dans une interview exclusive à paraître dans le magazine Rebelle-Santé du 23 février, Paul Deheuvels, membre de l’Académie des sciences et Directeur du Laboratoire de Statistique Théorique et Appliquée de l’Université de Paris VI, confirme la validité scientifique de l’étude sur les OGM dirigée par Gilles-Eric Séralini et dénonce les fonctionnements internes de l’Académie des Sciences.
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Leur existence n’a jamais été aussi bien expliquée que dans l’article de Christophe Guyon, publié dans le numéro 144 de Rebelle-Santé en avril 2012. Ci-joint l’article complet : Les plantes mutées, d’un point de vue scientifique, sont bel et bien des organismes génétiquement modifiés. Pourtant les technologies utilisées pour manipuler leurs gènes ne sont pas soumises à la réglementation sur les OGM. Résultat : les plantes mutées échappent aux études, à l’étiquetage, et se retrouvent dans nos assiettes sans que nous puissions les repérer. Depuis l’apparition des OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’agriculture, la situation était relativement simple. Il y avait d’un côté les plantes conventionnelles et de l’autre les plantes génétiquement modifiées. Depuis peu, on découvre qu’à l’intérieur de ces OGM, il existe un groupe de variétés végétales qui avancent masquées : les plantes mutées. En quelques années elles se sont retrouvées dans notre assiette sans que personne ne s’en rende compte. La raison à cela : elles échappent à la réglementation des OGM alors qu’elles font bien partie de ces organismes génétiquement modifiés.
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Une seule abeille butine des centaines et parfois des milliers de fleurs par jour à la recherche de nectar et de pollen. Elle retrouve ensuite son chemin jusqu’à la ruche, parcourant des distances pouvant aller jusqu’à 8 kilomètres, et réalisant une danse chorégraphiée pour indiquer aux autres abeilles où se trouvent les fleurs. Une nouvelle étude montre que l’exposition sur le long terme à une combinaison de certains pesticides pourrait affecter la capacité des abeilles à mener leur mission de butinage du pollen, d'après un article du journal National Geographic. L’étude menée par Geraldine Wright vient s’ajouter à la masse de recherches scientifiques montrant que la capacité de survie des abeilles est menacée. Les scientifiques cherchent encore à comprendre comment les pesticides pourraient contribuer au syndrome d’effondrement des colonies, qui se traduit par la disparition constatée de millions d’abeilles dans le monde depuis 2006. « Les pesticides sont très probablement impliqués dans le syndrome d’effondrement des colonies et également dans la disparition d’autres types de pollinisateurs » a déclaré Geraldine Wright. Les abeilles dépendent de ce que l’on appelle « la mémoire des odeurs » pour trouver les fleurs ayant le meilleur nectar et le plus de pollen. Leur capacité à apprendre, se souvenir et communiquer les unes avec les autres rapidement en a fait des butineuses très efficaces. La pollinisation des plantes qu’elles effectuent est responsable de l’existence de près d’un tiers de la nourriture que nous mangeons et a un impact similaire sur les réserves de nourriture d’autres espèces de la faune. Des études précédentes ont montré que certains types de pesticides affectaient la capacité d’apprentissage et la mémoire des abeilles. L’équipe de Geraldine Wright souhaitait découvrir si la combinaison de différents pesticides avait un effet encore plus important sur les capacités d’apprentissage et de mémoire des abeilles à miel. « Les abeilles apprennent à associer les couleurs florales et les odeurs à la qualité de la nourriture qu’elles en retirent » explique Geraldine Wright. « Les pesticides affectent les neurones impliqués dans ces comportements. Ces abeilles sont susceptibles d’avoir des difficultés à communiquer avec les autres membres de la colonie ». Aux fins de l’expérience, des abeilles ont été capturées à l’entrée d’une colonie, placées dans des fioles en verre puis transférées dans des boîtes en plastique. Pendant trois jours, les abeilles ont été nourries avec une solution contenant des doses importantes de pesticides. L’équipe a mesuré la mémoire de long terme et de court terme des abeilles à des intervalles de 10 minutes et 24 heures respectivement. Cette étude est la première à montrer que lorsque les pesticides sont combinés, l’impact sur les abeilles est bien pire que l’exposition à un seul pesticide. « C’est particulièrement important parce que l’un des pesticides utilisés, le coumaphos, est un médicament utilisé pour traiter les mites Varroa (des nuisibles impliqués dans le syndrome d’effondrement des colonies) chez les colonies d’abeilles dans le monde entier » a déclaré Geraldine Wright.
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Le déclin qui menace les populations d’abeilles est un enjeu énorme pour nos sociétés dont l'alimentation dépend pour une bonne part de la pollinisation des plantes à fleurs. La mortalité élevée des abeilles domestiques et des pollinisateurs sauvages est observée depuis plus de 60 ans. Le phénomène s’est intensifié et généralisé à l'ensemble de la planète. Sa forte augmentation depuis une quinzaine d'années soulève autant d'inquiétudes qui font des abeilles les témoins emblématiques de la qualité des pratiques agricoles actuelles et de leurs conséquences sur le milieu naturel. L’étude des abeilles, principalement de l’abeille domestique (Apis mellifera) et de leurs interactions avec leur environnement, fournit des clés pour enrayer ce déclin aux causes multiples. Sommaire Introduction À quoi servent les abeilles Mortalité des colonies d’abeilles : les causes possibles Trop de pesticides, moins de miel Maillage d'abeilles L'appel du pollen
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Mercredi 20 février 2013, à l’occasion de la première du film "Des abeilles et des hommes", dont le ministère de l’agriculture est partenaire officiel, se tiendra une projection-débat en présence de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, et de Markus Imhoof, réalisateur du film.
Ouvert à tous, cet événement spécial se tiendra à 20h00 à l’UGC Ciné Cité Bercy (2 Cour St Emilion, 75012 Paris). La projection (20h00) sera précédée de la présentation d’une ruche (sous plexiglas) installée par Apiterra dans le hall du cinéma (19h45) et sera suivie d’un échange avec la salle en présence du ministre et du réalisateur. Réservation et achat des places dès lundi 18 février auprès du cinéma : http://www.ugc.fr/cinema.html?code=BERCY Le ministère de l’agriculture partenaire du film "Des abeilles et des hommes" : Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Markus Imhoof, réalisateur du film "Des abeilles et des hommes" a ainsi parcouru la planète à la rencontre des femmes et des hommes qui travaillent au quotidien avec les abeilles et qui font tous le même constat : l’Apis millefera disparaît sans que l’on sache vraiment pourquoi. Retrouvez toutes les informations sur le film "Des abeilles et des hommes" sur le site de JOUR2FETE : http://jour2fete.com/index.php/film...
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Selon une étude germano-suisse, l'impact des pesticides sur les grenouilles et autres amphibiens est alarmant et sous-estimé. (...) Pour les fongicides Headline et Captan Omya administrés à la dose recommandée, la mortalité résultante des grenouilles était de 100 pour cent. Des niveaux importants de mortalité, allant de 40 à 60 pour cent, ont été obtenus avec les autres produits commerciaux testés à la même dose. C. Brühl et ses collègues ont aussi montré que les additifs contenus dans le produit peuvent changer la donne : le Headline, à base de pyraclostrobine et qui contient 67 pour cent de naphta (un solvant), est bien plus toxique qu'une formulation de pyraclostrobine où la proportion de naphta est inférieure à 25 pour cent. À cette formulation est en effet associée une mortalité de 20 pour cent seulement, tant pour la dose nominale que pour la dose dix fois supérieure. La mise en évidence de mortalités aussi importantes dans un groupe d'animaux vertébrés, dues à des pesticides disponibles dans le commerce, étonne : on aurait pu penser que l'amélioration des tests de toxicité et des procédures d'autorisation de mise sur le marché avait fini par écarter le risque de commercialiser des produits ayant de tels effets délétères. Mais contrairement aux oiseaux et aux mammifères, les amphibiens ne font pas partie des tests imposés pour l'homologation d'un produit pesticide. Or les amphibiens ont une peau très perméable, qui les rend beaucoup plus vulnérables aux polluants.
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L'AVIS DE L'UNAF, LE DEBAT EST OUVERT? Recalé : le plan gouvernemental de développement durable de l'apiculture annoncé vendredi 8 février n'a pas l'heur de satisfaire les premiers intéressés. L'Union nationale de l'apiculture française (UNAF), le syndicat des professionnels du secteur, a rendu publique lors d'une conférence de presse mardi, la lettre qu'elle vient d'adresser au ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, à ce sujet. "Attentisme", "faiblesse", "contradiction" rendent "l'action des pouvoirs publics incohérente et illisible", écrivent-ils. Lire Un plan de soutien contre le déclin de l'apiculture En annonçant des mesures pour développer la filière apicole, en voulant notamment aider des jeunes à débuter pour aboutir à l'installation d'un million de colonies d'abeilles supplémentaires, mais sans pour autant prendre la moindre initiative sur le front des pesticides nuisibles aux abeilles, la position française apparaît aux professionnels comme "un signal désastreux". La Commission européenne a proposé, fin janvier, un moratoire de deux ans sur trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes destinés au maïs, au colza, au tournesol et au coton, en raison de la menace qu'ils représentent pour les butineuses. Bruxelles doit dire d'ici la fin février si cette proposition a ou non été acceptée par les Etats membres. Lire Comment Bruxelles veut protéger les abeilles sans bannir les pesticides Stéphane Le Foll argue qu'il attend la décision de Bruxelles, mais l'absence d'interdiction immédiate par la France des pesticides est vue comme "une concession inexplicable faite à l'agrochimie", écrit le président de l'organisation syndicale, Olivier Belval. Au-delà du moratoire européen, l'UNAF appelle à une interdiction totale de ces substances extrêmement répandues dans l'agriculture et jusqu'en agroforesterie. Les néonicotinoïdes sont accusés de faire perdre aux abeilles la capacité de retrouver le chemin de leurs ruches. Depuis leur arrivée sur le marché dans le milieu des années 1990, les colonies connaissent un déclin catastrophique. La production française de miel est passée de 32 000 tonnes en 1995 à 20 000 tonnes aujourd'hui.
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