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Plusieurs groupes environnementaux semblent convaincus que les pesticides sont un facteur principal dans la situation d'effondrement des colonies continue.
Un groupe, Beyond Pesticides, a demandé un récent feu vert de l'EPA pour l'utilisation d'un nouvel insecticide connu sous le nom sulfoxaflor irresponsable à la lumière de sa classification «très toxique» pour les abeilles.
À la fin Avril, l'Union européenne a voté pour adopter un moratoire de deux ans sur l'utilisation des pesticides néonicotinoïdes (sulfoxaflor est considéré par beaucoup comme un "néonicotinoïde de quatrième génération") à la lumière d'études scientifiques qui indiquent être dangereux pour les abeilles.
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Les apiculteurs de l'Ontario demandent la suspension des pesticides néonicotinoïdes
Milton, Ontario, le 3 mai 2013:
L'Association des apiculteurs de l'Ontario (ABO) félicite l'Union européenne sur la décision prise lundi d'interdire l'utilisation de trois pesticides du groupe des néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et le thiamethoxam) qui ont également été liée à la dévastation de milliers d'abeilles colonies en Ontario.
"Le vote de l'UE montre clairement il ya un soutien scientifique et public partout dans le monde pour des politiques qui protègent les abeilles et d'autres pollinisateurs et reconnaissent leur rôle essentiel dans la production alimentaire et la santé des écosystèmes», a déclaré Dan Davidson, président de l'ABO.
En 2012, l'Ontario a connu des pertes généralisées de plus de 5000 colonies dans divers endroits de la province. Au moment des intoxications, les apiculteurs de l'Ontario ont soupçonné que les insecticides néonicotinoïdes utilisés dans le traitement des semences de maïs ont été la cause du déclin des colonies près des plantations de maïs et de soja.
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Triomphe pour certains, amère défaite pour d'autres. L'annonce par Bruxelles d'une probable suspension, dès le 1er décembre et pour deux ans, de trois insecticides dits néonicotinoïdes, impliqués dans le déclin des abeilles domestiques (Apis mellifera) et des pollinisateurs sauvages (papillons, bourdons, abeilles solitaires, etc.), a été saluée, lundi 29 avril, comme une victoire par le monde apicole et les organisations de défense de l'environnement. Mais elle peut aussi, au contraire, être interprétée comme une cuisante défaite. Tardive et pusillanime, la décision de la Commission apparaît plutôt comme le symptôme d'une formidable faillite des systèmes d'évaluation des risques. Et, plus généralement, d'un grave défaut de vigilance des pouvoirs publics sur les questions de risques environnementaux – ce même travers qui a conduit au scandale du chlordécone (Le Monde du 17 avril) dans les Antilles françaises. De fait, les firmes agrochimiques ne sortent nullement perdantes de leur affrontement avec les apiculteurs et les défenseurs de l'environnement. Au contraire. Les pesticides aujourd'hui sur la sellette auraient, à l'évidence, dû être retirés du marché voilà de nombreuses années.
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Malgré un vote sans majorité qualifiée au Comité permanent, la Commission européenne devrait prochainement interdire l’utilisation de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes pour deux ans, à compter du 1er décembre 2013. L’impact de cette décision historique prise en faveur des abeilles est tout de même à nuancer.
Les néonicotinoïdes ne vont pas disparaître pour autant
Les néonicotinoïdes ne sont pas uniquement utilisés en enrobage de semences. Ainsi, l’interdiction portera également sur des granulés ou des produits pulvérisables destinés au traitement des sols. Or, une telle mesure est à nuancer car certains usages resteront tolérés. Ainsi, les pesticides pourront être épandus sur des cultures d’hiver, par exemple sur du blé, puisque les abeilles sont moins actives lorsqu’il fait froid. De même, les cultures attirant peu les insectes pollinisateurs, comme les champs de betteraves sucrières, pourront toujours être traitées. L’imidaclopride, le thiaméthoxame et la clothianidine ne vont donc pas totalement disparaître de nos paysages. Le projet prévoyait initialement une interdiction dès ce 1er juillet 2013. Cette date a cependant été reportée de cinq mois, car de nombreux agriculteurs européens ont déjà acheté leurs semences pour ce printemps (maïs et tournesol) ou pour l’automne prochain (colza). Rappelons que l’utilisation de graines de colza enrobées avec du Cruiser OSR a été interdite sur le territoire français en juin 2012. Certains tempèrent déjà cette décision qu’ils considèrent certes comme un pas en avant significatif, mais pas comme la solution miracle aux problèmes rencontrés par les pollinisateurs. En effet, les sols vont avoir besoin de temps pour se nettoyer, probablement plusieurs années.
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Le printemps est l'occasion pour les apiculteurs d'ouvrir les ruches après l'hiver... et des découvrir les dégats. Rudesse de l'hiver, parasites mais aussi action récurrente des pesticides : pour les apiculteurs de l'Ain, le bilan est lourd.
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Lors d'un débat à l'Assemblée nationale le 16 avril, la commission du développement durable a adopté à l'unanimité une proposition de résolution sur les pesticides et les abeilles. Deux amendements ont également été adoptés à l'unanimité demandant une phase d'expertise sur les causes de mortalités des colonies d'abeilles pendant le moratoire de deux ans. Bruxelles propose en effet un moratoire concernant la suspension d'utilisation de trois néonicotinoïdes sur quatre cultures. Un deuxième vote européen est prévu le 29 avril (le premier n'ayant pas permis de dégager une majorité qualifiée). Cette résolution appuie donc la position du gouvernement français qui soutient la proposition de moratoire de Bruxelles. Concernant la phase d'expertise, l'Assemblée nationale demande que le protocole de recherche des causes de la mortalité des abeilles soit validé par tous les Etats de l'Union européenne. Elle propose également que les recherches soient conduites par « des personnes physiques ou morales retenues par l'Union européenne sur la base de critères d'indépendance clairs et financées par des crédits publics européens ou nationaux ». « L'objectif est de disposer d'ici à deux ans d'un socle de connaissances permettant aux Etats de prendre à bon escient toute décision sur les néonicotinoïdes », a précisé Sophie Errante, rapporteure. « De l'aveu même de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA) dans l'avis qu'elle a rendu le 16 janvier 2013, les études sur les causes de la surmortalité des abeilles souffrent de nombreuses lacunes. En outre, les protocoles de recherche sont disparates, ce qui fournit à certains Etats un argument pour ne pas voter le moratoire sur les 3 néonicotinoïdes incriminés. »
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Un nouveau front s'est ouvert dans la guerre que mènent les défenseurs des abeilles contre les pesticides néonicotinoïdes. Dans un rapport sévère diffusé vendredi 5 avril, les députés britanniques de la Commission de l'environnement volent au secours des butineuses en appelant le gouvernement de Londres à interdire ces traitements chimiques, très largement utilisés dans les cultures de maïs, de colza, de tournesol et de coton. L'interdiction des néonicotinoïdes est à l'étude en Europe, après que des études scientifiques ont démontré le rôle de ces produits dans l'effondrement des colonies d'abeilles et d'autres insectes pollinisateurs. "Nous estimons que les preuves scientifiques sont importantes pour justifier des mesures de précaution, donc nous appelons (...) à un moratoire sur l'usage de pesticides liés au déclin des abeilles", a déclaré la présidente de la commission parlementaire, Joan Walley, membre du parti d'opposition travailliste. UN RAPPORT ALARMANT DE L'AGENCE EUROPÉENNE Les députés dénoncent dans ce rapport l'approche "extraordinairement suffisante" du gouvernement dans ce dossier. Les représentants du ministère britannique de l'environnement ont contribué, le 15 mars, à bloquer la proposition de la Commission européenne de geler pendant deux ans l'utilisation de trois insecticides de la famille des néonicotinoïdes – chlothianidine, imidaclopride et thiamétoxam. La proposition de Bruxelles d'imposer un moratoire fait suite à un rapport très alarmant rendu par l'Autorité pour la sécurité des aliments (EFSA) de l'Union européenne, le 16 janvier, qui conclut à la toxicité de ces produits pour les pollinisateurs. Insuffisant, aux yeux d'un porte-parole du département britannique de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (Defra), pour qui "les décisions sur les néonicotinoïdes doivent être basées sur des preuves véritablement scientifiques. C'est pourquoi nous voulons que la Commission européenne accepte notre suggestion de réaliser une vaste étude en plein champ, afin d'obtenir les preuves les meilleures et les plus à jour."
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Raréfaction des pollinisateurs Plus généralement, et au-delà de ce combat autour de quelques pesticides spécifiques et de leurs impacts sur les pollinisateurs, c’est le choix du modèle agricole européen qui est en cause – et le rapport de Greenpeace nous le rappelle aussi. En effet, la raréfaction des pollinisateurs en milieu rural tient également très fortement à la désertification croissante des zones de grandes cultures. Il faut donc mettre en place aujourd’hui une politique agricole qui, bien sûr, fasse moins appel à des pesticides dangereux mais fournisse également à ces insectes les habitats dont ils ont besoin. C’est l’agriculture biologique qui n’utilise pas des pesticides de synthèse d’abord mais aussi les systèmes de production intégrés qui permettent de réduire fortement leur utilisation. Il faut également mettre fin d’urgence aux monocultures et à l’hyper-spécialisation des régions, qui crée de véritable déserts agricoles (au sens de déserts pour la biodiversité) dans certaines partie du pays – en France, en gros, le Sud est dédié au maïs et le Nord au blé ! Il faut au contraire rendre obligatoire la rotation des cultures partout, gage de biodiversité cultivée, en introduisant dans ces rotations des plantes qui permettent aux abeilles de se nourrir tout en enrichissant les sols. Ces rotations font d’ailleurs partie des conditions indispensables à la mise en œuvre de pratiques agricoles moins gourmandes en pesticides. Il faut mettre en place des surfaces de compensation écologiques suffisamment importantes dans les exploitations (haies, bandes enherbées…). Vers une écologisation des systèmes agricoles Toutes ces demandes pourraient être mises en œuvre demain si l’Union européenne voulait enfin se doter d’une politique agricole commune qui prenne vraiment en compte les questions environnementales. Le maintien d’une PAC à l'horizon 2020 ne se justifie d’ailleurs que dans la mesure où elle contribue à la mise en place d’une agriculture réellement durable à l’échelle européenne, ce qui suppose de réorienter les dépenses vers une véritable écologisation des systèmes agricoles. Notre ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, aura l’occasion, dans les semaines qui viennent, de montrer son engagement sur ces questions. À la fois en pesant sur la décision du comité d’experts européens qui doit prochainement prendre une décision sur les insecticides néonicotinoïdes mais aussi, et peut-être même surtout, lors du trilogue sur la PAC entre le Conseil des ministres de l’Agriculture, le Parlement Européen et la Commission européenne. De ce trilogue naîtra la future politique agricole européenne. On peut craindre que beaucoup ait déjà été perdu au cours des derniers mois des intentions initiales du commissaire Ciolos. Stéphane le Foll doit maintenant sauver l’essentiel… aussi pour sauver les abeilles en obtenant un bon niveau de "verdissement" de l’agriculture européenne !
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Des pesticides pouvant être utilisés sur les cultures ou dans les ruches perturbent le fonctionnement du cerveau des abeilles, affectant notamment leurs facultés de mémoire et d'orientation, selon une étude publiée mercredi.
Cette étude paraît dans Nature Communications alors que la Commission européenne propose d'interdire, pendant deux ans, l'utilisation de plusieurs pesticides mortels pour les abeilles. Cette proposition, visant des substances appelées néonicotinoïdes, a été rejetée à la mi-mars par une majorité d'Etats, mais la Commission a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet.
L'étude s'intéresse aux effets sur le cerveau des abeilles de deux de ces nénicotinoïdes utilisés pour protéger les cultures, ainsi qu'à un autre type de pesticides, appelés organophosphorés, en l'occurrence le coumaphos, parfois utilisé contre le parasite Varroa dans les ruches, selon les chercheurs.
En cas d'exposition à des concentrations similaires à celles constatées en champs, les abeilles subissent des perturbations, ont-ils observé.
"Ensemble, ces deux classes de pesticides montrent un impact négatif plus grand sur le cerveau de l'abeille et semblent inhiber l'apprentissage des abeilles", a indiqué à l'AFP, Christopher Connolly, chercheur au centre de recherche médical de l'université de Dundee (Ecosse) et co-auteur de l'étude.
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Lors de la présentation de son programme de travail lundi, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a précisé que dans le domaine des produits phytosanitaires, deux guides européens devraient être finalisés en 2013 pour renforcer les critères d'évaluation des risques pour les travailleurs agricoles et la santé des abeilles. Ces guides sont réalisés sous l'égide de l'Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments). Par ailleurs, des travaux sur l'évaluation des risques cumulés des mélanges de substances seront poursuivis par l'agence. Concernant l'exposition aux travailleurs et les équipements de protection individuelle (EPI), l'Anses précise qu'une convention a été passée avec l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture en 2012 afin qu'il réalise une étude décrivant les EPI disponibles sur le marché ainsi que les pratiques réelles des agriculteurs sur le terrain. Sur cette base, les performances des équipements seront ensuite caractérisées. « Les résultats de ce travail sont prévus pour 2013 » fait part l'agence. Sur le sujet de la santé des abeilles, le collectif d'experts chargé d'étudier les co-expositions des abeilles et des colonies à différents facteurs de stress a été mis en place au début de 2013, pour une période de dix-huit mois. Il fera des recommandations de recherche et de mesures visant à adapter les pratiques agricoles et apicoles. Parallèlement, le programme de surveillance européen de la mortalité et des maladies des abeilles, géré par le laboratoire de Sophia-Antipolis depuis l'automne de 2012, fournira ses premiers résultats en 2013.
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LES EMPOISONNEURS ASSOCIES!
Selon Jean-Charles Bocquet, Directeur général de l’UIPP : « on peut déplorer qu’ aucune étude d’impact n’ait été conduite ou prise en compte par la Commission avant de soumettre sa proposition. Cette situation reflète bien le fait que la proposition de la Commission n’est pas proportionnée.
L’industrie de la protection des plantes propose que la Commission oriente les États membres vers des suivis au champ, organisés à grande échelle, afin de confirmer les résultats déjà obtenus et que les mesures de gestion de risques spécifiques aux cultures soient généralisées ».
Certains États membres prennent en compte les résultats des suivis au champ, ainsi que les mesures de gestion des risques (qualité des enrobages, déflecteurs sur semoirs afin de limiter les risques liés aux poussières par exemple) afin de maintenir l’usage des néonicotinoïdes tout en préservant les abeilles. J.C Bocquet ajoute : « la Commission qui devrait soumettre à nouveau sa proposition aux États membres le mois prochain en comité d’appel, n’a pas suffisamment basé sa décision sur une analyse bénéfices/risques de ces solutions. Il est admis que l’origine des difficultés pour les abeilles est multifactorielle (problèmes sanitaires, aspects biodiversité, pratiques apicoles) et que les pesticides y joue un rôle mineur comme le dit elle-même la Commission
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Dübendorf ZH (awp/ats) - Les abeilles ne sont pas les seules à pâtir de la présence des néonicotinoïdes dans l'environnement. Ces insecticides particulièrement solubles dans l'eau portent également atteinte aux organismes aquatiques. Des concentrations faibles mais permanentes peuvent s'avérer mortelles, selon une étude de l'Eawag. Fin avril, la Commission européenne a ordonné une forte limitation de l'usage des composés neurotoxiques de la famille des néonicotinoïdes pour une durée de deux ans. L'Office fédéral de l'agriculture a suivi en suspendant l'autorisation de trois insecticides utilisés en Suisse dans la culture du colza et du maïs. Ces décisions ont été prises au vu d'études indiquant la toxicité de ces produits pour les abeilles et attestant de leur implication dans le phénomène de mortalité massive observé ces dernières années. EXPOSITION CHRONIQUE Une étude de l'Eawag, l'institut de recherche sur l'eau du domaine des EPF, publiée mercredi dans la revue "PLOS ONE" montre maintenant que ces mêmes insecticides sont également toxiques pour les invertébrés aquatiques. L'équipe d'Anna-Maija Nyman a exposé des gammares, petits crustacés indigènes, à des concentrations élevées mais intermittentes d'imidaclopride ou à des concentrations faibles mais permanentes du même produit. Les pics de pollution se produisent généralement dans les cours d'eau lorsqu'une partie de ces substances, solubles mais peu biodégradables, est entraînée par ruissellement suite à des pluies intervenues pendant ou juste après les applications dans les champs.
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Un tiers de notre alimentation dépend directement de l'abeille, insecte pollinisateur essentiel à la biodiversité. Pourtant les abeilles disparaissent par milliards depuis plusieurs années. Afin de lutter contre cette hécatombe, la Commission européenne a décidé d’interdire à titre provisoire trois pesticides utilisés dans l’agriculture.Une solution suffisante pour sauver les colonies d'abeilles ?
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Des semences enrobées des trois néonicotinoïdes seront toutefois toujours produites en France. "La France est le principal producteur de ces semences en Europe. Elles seront toujours fabriquées à destination des pays qui ne les ont pas interdites, comme l'Ukraine, l'Afrique ou l'Amérique du Sud, explique Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Les agriculteurs français ne pourront plus en acheter par contre." Des contrôles devraient être effectués lors de la vente des semences au sein des coopératives agricoles pour s'assurer du respect de la nouvelle législation. D'autres utilisations maintenues Cette décision de la Commission européenne n'est toutefois pas définitive et peut être, à tout moment, partiellement ou totalement levée. "La date d'entrée en vigueur de la suspension des molécules a été repoussée du 1er juillet au 1er décembre, ce qui laisse du temps aux firmes qui commercialisent les pesticides, notamment Syngenta et Bayer, pour produire des études pour la remettre en cause, regrette Olivier Belval, président de l'Union nationale de l'apiculture française. Nous aurions souhaité une interdiction franche et définitive." Elle ne concerne par ailleurs pas toutes les cultures. Les trois néonicotinoïdes incriminés restent ainsi autorisés dans des centaines d'autres cultures qui ne sont pas – ou moins – au contact des abeilles, selon la Commission : les céréales d'hiver (blé et orge, soit un million d'hectares en France), les betteraves, les légumes, les cultures sous serre ou encore les vergers après la floraison. Une persistance des molécules dans l'environnement "Ces cultures constituent un risque pour les abeilles en raison de l'accumulation des pesticides dans le sol qu'elles entraînent", prévient Olivier Belval. Les néonicotinoïdes persistent en effet longtemps dans l'environnement : la demi-vie de la clothianidine dans le sol a été mesurée entre 148 et 6 900 jours par l'Agence de protection de l'environnement américaine tandis que l'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non traitées, jusqu'à deux ans après la première utilisation, à des niveaux toxiques pour les abeilles. "En raison de la rotation des cultures, des céréales d'hiver traitées avec des pesticides peuvent alors contaminer d'autres plantes qui leur succèdent, comme les tournesols, ainsi que les pollinisateurs qui les butinent. Il y a une contamination latente", déplore Olivier Belval.
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ENFUMAGE?????
Ce moratoire n'est cependant qu'une demi-victoire pour les opposants aux pesticides et en premier lieu, les apiculteurs. En effet, l'interdiction ne concerne que quatre cultures ( maïs, colza, tournesol et coton) et n'est pas étendu par exemple au blé, à l'avoine et à l'orge qui représente environ la moitié des espaces cultivés dans une région comme le Poitou-Charentes. De plus, les apiculteurs font remarquer que les pesticides ont une durée de vie qui excède celle d'un assolement, du tournesol cultivé après du blé par exemple ne sera pas exempt d'insecticides jugés dangereux.
Dans le monde agricole, cette décision divise mais les agriculteuirs sont nombreux déjà à rechercher des alternatives aux pesticides et à n'envisager de traiter que là où celà se révèle indispensable.
Explications et réactions dans le reportage tourné par Anne-Marie Baillargé et François Gibert. Ils ont rencontré Francis Chauvancy, Vice-président du syndicat des apiculteurs du centre-ouest, François Chauveau, responsable de la commission des grandes cultures FRSEA Poitou-Charentes et Daniel Gauthier, agriculteur et apiculteur.
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30.04.2013 La proposition de suspension de 3 insecticides néonicotinoïdes présentée par la Commission Européenne a été adoptée aujourd'hui à Bruxelles.
La Confédération paysanne se réjouit de cette avancée, qui est le fruit d'un long combat des apiculteurs et de quelques organisations environnementales. Mais la Confédération Paysanne déclare que cette interdiction est largement insuffisante, car : d'une part, elle ne concerne pas la production de semences et surtout les céréales d'hiver soit près de 85 % des céréales semées en France, soit environ 6 millions d'hectares traitées avec ces pesticidesd'autre par une suspension de deux ans est trop courte par rapport à la persistance très longue de ces produits dans les sols. La Confédération paysanne comprend que certains agriculteurs peuvent se sentir démunis du fait de l'évolution de cette réglementation. Néanmoins, aujourd'hui, celle-ci est imposée par des faits incontestables qui doivent amener ces agriculteurs à faire évoluer leurs modes de production pour des méthodes plus respectueuses de la santé et de l'environnement.
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La Commission européenne devrait suspendre, pendant deux ans à compter du 1er décembre, l'utilisation de trois insecticides impliqués dans le déclin accéléré des abeilles domestiques (Apis mellifera). Après un vote, lundi 29 avril en Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale, quinze Etats de l'Union se sont prononcés favorablement à la proposition de Bruxelles d'interdire l'imidaclopride, la clothianidine et le thiaméthoxame sur quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton).
J'ATTIRE VOTRE ATTENTION SUR "DEVRAIT" AU CONDITIONNEL DONC! QUELLES CONDITIONS????
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Qui dit abeille dit pollinisation et biodiversité. En constatant que les pesticides, à des niveaux comparables à ceux rencontrés dans la nature, interfèrent avec les circuits d’apprentissage et de mémoire chez l’abeille, ces chercheurs montrent les effets néfastes de ces substances sur le cerveau des insectes pollinisateurs et donc leurs dangers directs pour la biodiversité. Conclusions publiées dans l’édition du 27 mars de la revue Nature Communications.
Le Dr Christopher de l’University of Dundee (Ecosse) et son équipe ont étudié l’impact sur le cerveau des abeilles de 2 pesticides courants, du groupe des néonicotinoïdes (aux effets neurotoxiques déjà connus), et du coumaphos, un insecticide utilisé dans les ruches pour éliminer le parasite Varroa, un acarien qui s’attaque à l’abeille. Les chercheurs ont exposé des abeilles en laboratoire au même niveau qu’à l’état sauvage et enregistré leur activité cérébrale.
Ils ont constatent les effets des 2 insecticides sur une même zone du cerveau de l’abeille impliquée dans l’apprentissage et jusqu’à la perte totale des fonctions d’apprentissage et de mémoire. La combinaison des 2 pesticides entraîne des effets encore plus importants, les abeilles sont encore plus lentes à apprendre ou vont jusqu’à « oublier » les associations entre le parfum floral et le nectar ou récompense alimentaire, qui motive le service de pollinisation qu’elles rendent à la biodiversité.
Exposées à des combinaisons de ces pesticides pendant 4 jours, 30% vont montrer de mauvais résultats dans les tests de mémoire. Jusqu’à maintenant, peu d’études avaient été menées sur les pesticides acaricides introduits directement dans les ruches.
Ces résultats, les premiers à suggérer l’impact direct des pesticides sur le cerveau-même des insectes pollinisateurs ont des implications non seulement pour la survie des colonies d’abeilles mais aussi pour la pollinisation.
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Le Codex alimentarius est une institution mal connue.
Fonctionnement complexe, discussions très techniques, statut des normes difficilement saisissable... autant de raisons qui permettent au Codex de rester à l’abri des regards.
Pourtant, cet organe occupe une place centrale dans le commerce international des aliments, y compris dans le domaine des OGM. En 2000, le sénateur Bizet décrivait l’institution comme « l’un des principaux carrefours où les États s’efforcent de concilier sécurité alimentaire et développement des échanges ».
Les discussions actuelles liées aux OGM (étiquetage et tolérance des contaminations) démontrent en effet que cet instrument mérite toute l’attention du citoyen, tant leurs enjeux sont déterminants dans les échanges commerciaux des OGM.
Créé en 1963, sous l’égide de la FAO et de l’OMS, le Codex alimentarius (en français code alimentaire) est une compilation de normes sur le commerce international des aliments. Ces dernières sont à la fois d’essence sanitaire (sécurité alimentaire) et d’essence commerciale. Financé par la FAO et l’OMS, il compte à ce jour 180 gouvernements membres, dont la Communauté européenne. Les Etats-Unis en font également partie. Le Codex est une institution internationale plutôt unique dans son fonctionnement, notamment basé sur des groupes de travail décentralisés
Son organe exécutif est la commission du Codex alimentarius.
Elle est consultée sur les normes alimentaires « dont l’objet est de protéger la santé des consommateurs et assurer des pratiques loyales dans le commerce alimentaire ».
Les normes du Codex sont élaborées par la commission et par une vingtaine de comités techniques. Elles sont adoptées à la suite d’une procédure de huit étapes la plupart du temps par consensus. Ce processus de décision fait une large place aux gouvernements, aux organisations internationales, aux ONG, aux industries agro-alimentaires et aux instituts de recherche. TOUT L'ARTICLE EN CLIQUANT L'IMAGE, SI-SI LISEZ C'EST ATTERRANT...
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Les groupes chimiques Syngenta et Bayer se livrent à "un lobbying effréné" pour empêcher la suspension de trois pesticides soupçonnés de décimer les populations d'abeilles, accuse l'organisation Corporate Europe Observatory (CEO) dans un rapport publié jeudi. Ce rapport détaille la façon dont les deux entreprises ont manœuvré pour influencer le débat sur les trois substances issues de la classe des nicotinoïdes, depuis la décision de confier à l'agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) le soin d'étudier la question il y a un an. Les deux entreprises sont également accusées de minimiser des études scientifiques, de faire jouer leurs réseaux politiques et de faire passer les partisans de l'interdiction pour des apiculteurs du dimanche. Intimidation
Mathieu Pigeon, un des auteurs du rapport, pointe le changement de ton chez les industriels, qui, auparavant, était plutôt feutré. "Dans ce cas-là, ça a pris des formes beaucoup plus violentes", explique-t-il. "Ça a pris même la forme de menace légale en fait contre la directrice même de l'EFSA", ajoute Mathieu Pigeon. Une de ces entreprises, Sygenta, aurait, par exemple, sévèrement contesté un communiqué de presse de l'EFSA , très critique face à ses produits. "Syngenta a donc menacé la directrice même de l'EFSA de poursuites en justice", s'exclame Mathieu Pigeon. "C'était vraiment de l'intimidation", poursuit-il. Et "ça, c'est récent". Les produits dont l'EFSA se méfie sont pour la plupart utilisés dans des grandes cultures, notamment le maïs ou le soja. "Ce sont des produits qui sont encore sous brevet, donc qui sont en fait au summum en fait de leur rentabilité pour ces entreprises-là", estime Martin Pigeon. "Ça explique aussi la violence des attaques qu’on a documentées".
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popularité : 51% Malgré une proposition de la Commission Européenne - fondée sur un avis très négatif rendu par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments - de suspendre pendant deux ans l’utilisation de trois néonicotinoïdes présents dans des pesticides pour quatre types de cultures : le maïs, le colza, le tournesol et le coton et le vote dans ce sens de treize États, c’est le refus qui l’a emporté !
Une coalition d’intérêts divergents au sein de l’Union européenne a empêché vendredi la constitution d’une majorité pour interdire pendant deux ans plusieurs pesticides mortels pour les abeilles, a-t-on appris de sources européennes. C’est un "comité d’experts" qui a pris cette décision. La Commission européenne a expliqué dans un communiqué que le vote organisé au sein d’un comité d’experts "n’a pas permis de dégager une majorité qualifiée en faveur ou contre sa proposition".
Selon un décompte obtenu par l’AFP, treize États ont voté pour l’interdiction de ces pesticides, dont la Belgique, mais aussi la France, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, 9 ont voté contre (République Tchèque, Slovaquie, Roumanie, Irlande, Grèce, Lituanie, Autriche, Portugal et Hongrie) et 5 se sont abstenus, dont l’Allemagne et le Royaume-Uni.
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Ce vendredi 15 mars, aurait du être un jour béni pour les abeilles. Le jour ou l'homme allait enfin décider d'arrêter de les tuer pour qu'elles puissent continuer à butiner et à lui offrir gratuitement, entre autres, les fruits et légumes dont il se nourrit tous les jours, grâce à leur travail de pollinisation. Le jour ou les États membres de l'Union européenne allaient enfin interdire l'utilisation de trois insecticides néonicotinoïdes : l'imidaclopride (Gaucho, Coboy 350, Confidor, Provado), la clothianidine (Poncho , Elado, Modesto, Smaragd) et le thiaméthoxame ( Cruiser, Actara) très utilisés en Europe dans l'agriculture et reconnus comme responsables de la mortalité des abeilles. Mais voilà, seulement treize États membres ont voté en faveur de la proposition de la Commission Européenne. Cinq États membres se sont abstenus et neuf se sont opposés à la proposition. Ces pesticides vont donc continuer tranquillement à tuer les abeilles.
La Coordination Apicole Européenne vient d'annoncer dans un communiqué qu'elle est extrêmement déçue par le résultat du vote. Elle rappelle que la législation européenne dit que des pesticides peuvent être retirés du marché si la Science montre qu'ils ont des effets inacceptables sur les abeilles, la biodiversité et l'écosystème. Or, c'est le cas. Après une analyse des études scientifiques l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a en effet reconnu que les insecticides néonicotinoïdes présentaient un risque de mortalité important pour les abeilles. Alors on ne comprend plus. Ou plutôt si, on comprend. Les arguments avancés par l'industrie des pesticides ont plus d'importance que ceux avancés par les experts scientifiques de la Commission Européenne.
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Moins d’abeilles, moins de plantes L’utilisation intensive dans l’agriculture moderne de produits chimiques serait donc à l’origine d’une partie du déclin des abeilles. Reste que selon Mickaël Henry, « envisager une disparition totale des abeilles est excessif ». Mais si c’était le cas, l’impact sur la biodiversité et sur l’homme serait important. Car 80% des plantes à fleurs ont besoin de pollinisateurs extérieurs, en grande partie les abeilles, pour se reproduire. « Mais de nombreuses plantes sont aussi pollinisées par le vent, et par d’autres animaux comme les papillons, les chauves-souris, ou les colibris », tempère Mickaël Henry. Si les abeilles devaient disparaître, il y aurait donc une moins grande diversité de plantes et une diminution de la diversité alimentaire pour l’Homme.
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