Abeilles, intoxications et informations
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Les firmes défendent leurs insecticides tueurs d'abeilles - Europe - Basta !

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Contre-attaque des industriels de la chimie

Le groupe allemand Bayer, producteur de pesticides comportant les néonicotinoïdes incriminés, s’est immédiatement fendu d’un communiqué. Convaincu que ses produits ne présentent « aucun risque inacceptable », le groupe met en garde contre « une interprétation abusive du principe de précaution » et pointe d’autres facteurs responsables du déclin de la population des abeilles comme un acarien parasite de l’espèce Varroa.

Quelques jours plus tôt, Bayer avait rendu public un rapport avec la firme Syngenta, chiffrant les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d’euros par an pour l’économie européenne et estimant que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles. C’est oublier que l’abeille est à l’origine de la pollinisation d’un grand nombre des aliments que nous mangeons aujourd’hui. « Sans abeilles, nous n’aurions plus de kiwis, plus de melons, plus de salades, plus de courgettes… »confiait Olivier Belval de l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf) en 2010 à Basta !.

Les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir le 31 janvier pour arrêter une position commune à chaque État membre sur ces insecticides systémiques. Pour le moment, chaque pays applique sa propre règlementation. La France, par exemple, a retiré l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser OSR (un des pesticides incriminés) pour le colza le 29 juillet dernier, mais pas pour le maïs [2]. De leur côté, l’Italie et l’Allemagne l’interdisent seulement pour le maïs, tandis que les Pays-Bas l’autorisent, sauf pour les plantes qui attirent les abeilles. On peut s’attendre à une âpre bataille des lobbies chimiques dans les couloirs de Bruxelles.

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Chez les abeilles, les antennes captent les champs électriques

Chez les abeilles, les antennes captent les champs électriques | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Les abeilles perçoivent les champs électriques. L’information n’est pas nouvelle mais on vient seulement de comprendre... Tout reposerait sur la répulsion qu’ont les antennes pour les charges électriques positives. Et si insectes s'en servaient pour communiquer entre eux ? Un décryptage s’impose.
(...)

Des antennes électrosensibles chez les abeilles

Trois expériences ont été menées dans une salle dépourvue de perturbations électromagnétiques extérieures. Les champs émis par des abeilles chargées (tension de 0 à 450 volts) ont des composants de basses et de hautes fréquences. Pour commencer, ils ont été reproduits sur une baguette qui a ensuite été approchée de butineuses. Dans tous les cas, leurs antennes se sont mises à fléchir passivement à l’arrivée de l’objet. Dans la deuxième expérience, les chercheurs ont conditionné les abeilles pour qu’elles réagissent à un champ électrique précis, dont l’émission signalait la présence d’une récompense sucrée. Le test a été couronné de succès, ce qui signifie que ces insectes perçoivent les champs émis avec précision.

 

Enfin, des antennes ont été extraites de plusieurs spécimens, avec tous les organes attenants, puis exposées à la baguette chargée. Cette dernière les a de nouveau fait fléchir, provoquant la mise en mouvement des cellules sensorielles ciliées (ou mécanorécepteurs), d’après des mesures réalisées avec un vibromètre laser. Ces cellules sont observables dans l’organe de Johnson, qui se situe lui-même à la base des appendices. Des électrodes placées sur les axones partant de cet organe ont bien enregistré l’émission d’influx nerveux en présence d'un champ électrique. Leurs intensités respectives sont même liées. Ce mécanisme a été présenté dans les Proceedings of the Royal Society B.

 

Selon les auteurs, les abeilles pourraient l’exploiter pour dialoguer par champs électriques interposés. Ce nouveau mode de communication expliquerait comment elles se transmettent des informations dans l’obscurité, notamment lorsqu’elles réalisent leur danse indiquant la position d’une source de nourriture. Il reste maintenant à le prouver...



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Les abeilles et les fleurs communiquent grâce au courant électrique

Les abeilles et les fleurs communiquent grâce au courant électrique | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Les fleurs émettent un faible champ électrique qui signale aux insectes pollinisateurs la présence de nectar dans leur corolle. C'est ce que dévoile une nouvelle étude publiée dans la revue Science Express et menée par les scientifiques de l'École de sciences biologiques de l'Université de Bristol.

 

"Quand un bourdon s'approche d'une fleur, on voit les grains de pollen sauter sur lui avant qu'il se pose. C'est étonnant", rapporte Daniel Robert, de l'université de Bristol. Le chercheur est arrivé à déterminer que ce phénomène était dû aux différences de potentiel électrique entre la plante et l'insecte.


Le bourdon est chargé positivement alors que la fleur émet un faible champ électrique chargé négativement. Le champ électrique fonctionne comme un signal que la fleur donne au bourdon.

 

Quand une fleur (chargée négativement) reçoit la visite d'un bourdon (chargé positivement) pour aspirer son nectar, elle perd automatiquement une bonne partie de sa charge électrique. Si elle est chargée électriquement, cela veut dire que la fleur a du nectar. Sinon, elle n'en a plus et il ne sert donc à rien de venir la butiner. "La fleur ne peut pas décevoir les insectes. Elle a intérêt à ne pas mentir. C'est notre hypothèse", explique Daniel Robert. "On ne sait pas encore comment l'insecte perçoit ce signal. Cela fait partie de nos prochaines recherches", ajoute le chercheur.


Pour parvenir à cette conclusion,  les scientifiques de l'École de sciences biologiques de l'Université de Bristol ont observé plus de 200 abeilles pendant la collecte de pollen de pétunias.

 

 

Bee Api?'s insight:

INTERESSANT, ETUDE SUR 200 ABEILLES ET UNE SEULE VARIETE DE FLEURS?

PEUT MIEUX FAIRE.....

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Photos Fourmis, abeilles et guêpes - notre-planete.info

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TOUT UN MONDE.... PLAISIR DES YEUX

 

 Fourmis, abeilles et guêpes...

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Samedi-sciences (84) : pour butiner, les bourdons captent les signaux électriques des fleurs - Le Club de Mediapart

Samedi-sciences (84) : pour butiner, les bourdons captent les signaux électriques des fleurs - Le Club de Mediapart | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Les bourdons terrestres, insectes pollinisateurs apparentés aux abeilles, sont capables de détecter les signaux électriques émis par les fleurs, révèle une étude réalisée par l’équipe du professeur Daniel Robert, à l’université de Bristol (Royaume-Uni).

 

Selon cette étude, qui vient de paraître dans la revue Science, en plus de leurs couleurs, de leurs formes et de leurs fragrances, les fleurs se manifestent aux butineurs par un signal électrique, un peu l’équivalent d’une enseigne au néon au-dessus d’une vitrine.

 

Les plantes sont en général chargées négativement et émettent un champ électrique faible. Les insectes, eux, acquièrent une charge positive au cours de leur vol. Du fait de cette différence de potentiel, une petite force électrique se met en place lorsqu’un insecte s’approche d’une fleur.

On avait déjà observé que ce phénomène facilitait le transfert du pollen et son adhésion sur une courte distance. De plus, le champ varie selon le statut de pollinisation de la fleur : le dépôt du pollen et la pollinisation qui en résulte changent le potentiel électrique de la fleur.

 

Cela a donné aux scientifiques de Bristol l’idée de chercher si le signal lié au champ électrique fournissait une information aux insectes : un changement du potentiel électrique d’une fleur pouvait-il indiquer à un butineur qu’un autre insecte avait visité la même fleur récemment ?

 

Précisons que lorsqu’une abeille ou un bourdon butine une fleur, la visite de l’insecte laisse d’autres indices que le signal électrique : odeur ou modifications de la couleur, de la forme et du degré d’humidité de la fleur. Mais les signaux électriques fournissent-ils un indice supplémentaire ?

  

A leur surprise, les chercheurs ont découvert que les bourdons terrestres (Bombus terrestris) sont effectivement capables de détecter les champs électriques des fleurs, et apprennent à utiliser les variations de ces champs comme indication pour reconnaître les fleurs les plus intéressantes à butiner – celles où ils pourront trouver le plus de nectar.

 

 

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Actualité > Déclin des abeilles : les effets des pesticides peuvent s’additionner !

Actualité > Déclin des abeilles : les effets des pesticides peuvent s’additionner ! | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Les abeilles et les bourdons ne se limitent pas à la visite d’un seul champ lorsqu’ils butinent, au risque d’être exposés à plusieurs pesticides différents. Cet aspect du problème aurait été trop peu étudié.

 

Car les effets néfastes des néonicotinoïdes ou des pyréthrinoïdes peuvent s’additionner au point de mettre à mal la survie des colonies !

 

 

Les bourdons récoltent moins de pollen et se perdent

Les expositions ont également eu des effets sur les comportements d’exploration, confirmant ainsi les études précédentes. Les insectes contaminés par les deux agents ont en moyenne réalisé moins de sorties.

En revanche, ils ont été un plus grand nombre à s'aventurer hors du nid. Mais pourquoi ?

 

Peut-être car les bourdons ayant consommé de l’imidaclopride ont rapporté moins de pollen que les autres, même s’ils restaient à chaque fois plus longtemps à l’extérieur.

 

Dernier détail d’importance : le nombre de Bombus qui se sont perdus a augmenté de 50 à 55 % par rapport au groupe témoin.

 

Ainsi, une exposition aux néonicotinoïdes réduirait la collecte du pollen, forçant un plus grand nombre d’ouvrières à sortir et donc à délaisser les larves (qui sont par ailleurs contaminées par les aliments rapportés).

 

µAu final, les taux de mortalité cumulés observés pour chaque type d’exposition parlent d’eux-mêmes : ils sont de 41 %, 51 % et 69 % respectivement pour les lots mis en présence d’imidaclopride, d'λ-cyhalothrine ou des deux (contre 30 % dans le groupe témoin).

 

Les colonies concernées par la double contamination ont donc été touchées plus sévèrement.

 

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