Abeilles, intoxications et informations
92
Articles pertinents sur les problématiques des mortalités et disparitions des abeilles
Curated by Bee Api?
Follow
Rescooped by Bee Api? from Des 4 coins du monde onto Abeilles, intoxications et informations
Scoop.it!

Les OGM remis en question en Inde, en Afrique et au Pérou

Les OGM remis en question en Inde, en Afrique et au Pérou | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

En Inde, six scientifiques recommandent un moratoire de dix ans sur les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiés, d’après Inf’OGM.

 

« Les essais en champs doivent être arrêtés », lit-on dans l’avis. Rendu public le 17 octobre 2012, cet avis été demandé au printemps dernier par la cour suprême de l’Union indienne.

Conditions auxquelles les essais en champ pourront être repris: la création d’un comité d’experts qui établira la biosécurité des plantes génétiquement modifiées ; la fin des conflits d’intérêts au sein des institutions d’évaluation des OGM ; l’obligation de réaliser des études de toxicité à long terme et multigénérationnelles sur des animaux ; enfin, l’établissement d’une liste des sites où pourront se dérouler les essais, en-dehors des cultures conventionnelles.

 

En Inde, quasiment la totalité du coton cultivé est génétiquement modifié. Les auteurs du rapport pointent l’absence d’étude faite sur les conséquences de la diffusion de ce coton Bt, notamment quels sont les bénéficiaires de cette biotechnologie.

Pas les paysans en tout cas, vu le taux de suicides important ces dernières années, en grande partie dû à leur dépendance vis-à-vis des semenciers. Inf’OGM rapporte d’ailleurs qu’un rapport parlementaire indien, sorti l’été dernier, concluait que le gouvernement devait « diligenter une enquête sur l’autorisation donnée pour ce coton Bt, et sur l’évaluation faite de l’aubergine Bt ».

 

Outre-Atlantique, au Pérou, un moratoire de dix ans a été pris sur les cultures d’OGM, par un décret du 13 novembre dernier, toujours selon Inf’OGM. Les importations d’organismes transgéniques seraient par contre autorisées pour l’alimentation humaine et animale, après avoir été sujets à des analyses de risques.

 

Au Kenya, le gouvernement aurait annoncé vouloir interdire les importations de plantes génétiquement modifiées, d’après le site citizennews.ke. Et ce « jusqu’à ce que le pays puisse certifier que les PGM n’ont pas d’impacts négatifs sur la santé humaine ». Selon Inf’OGM, si une telle interdiction venait à être mise en œuvre, elle aurait peu de chances d’être appliquée.

« Nos capacités de contrôle d’entrée des OGM sur notre territoire sont quasi nulles », déclarait à Inf’OGM Allois Kullaya, chargé de recherche sur les PGM à l’institut de recherche agronomique Mikocheni de Tanzanie, en octobre 2011.

 

L’Union africaine voit par ailleurs plus de 400 organisations africaines de petits paysans, mouvements sociaux, producteurs bio, consommateurs, etc. lui demander d’interdire les cultures et importations d’OGM sur le continent. Ces organisations rappellent, entre autres, l’incertitude des OGM concernant la sécurité alimentaire. Elles réclament le respect du principe de précaution, se référant à l’étude de Gilles-Eric Séralini, publiée en septembre 2012 dans la revue Food and chemical toxicology. Si les importations d’aliments génétiquement modifiées ont lieu aujourd’hui sur tout le continent africain, seule l’Afrique du Sud en cultive.

 

L’Union européenne, en revanche, ne remet pas en question son dispositif d’évaluation des plantes génétiquement modifiées avant mise sur le marché.

 

Dispositif pourtant controversé, notamment depuis que l’étude Séralini a mis en lumière ses lacunes : pas d’obligation d’étude de toxicologie, études de 90 jours fournies par les pétitionnaires eux-mêmes, pas d’étude de puissance statistique de ces études, principe d’équivalence en substance scientifiquement non fondé, conflits d’intérêt au sein de l’autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Actuellement, aucune plante génétiquement modifiée n’est cultivée en France.

 

Mais la moitié des protéines consommées par nos animaux d’élevage sont importées d’Amérique du Sud, où le soja OGM est roi.


Via L B-M
Code Planète's curator insight, December 12, 2012 1:58 AM

En Inde, six scientifiques recommandent un moratoire de dix ans sur les essais en plein champ des plantes génétiquement modifiés, d’après Inf’OGM.

 

« Les essais en champs doivent être arrêtés », lit-on dans l’avis. Rendu public le 17 octobre 2012, cet avis été demandé au printemps dernier par la cour suprême de l’Union indienne.

Discover Topics Bee Api? is following
FUKUSHIMA INFORMATIONS Environnement et Catastrophes "Autrement" Histoire de la Fin de la Croissance rushes infos Toxique, soyons vigilant ! Reportages et Documentaires "Autrement"
and 27 others
Your new post is loading...
Scooped by Bee Api?
Scoop.it!

Pesticides : l'épidémie silencieuse des agriculteurs brésiliens - | Objectif Transition

Pesticides : l'épidémie silencieuse des agriculteurs brésiliens - | Objectif Transition | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Depuis 2008, le Brésil est le premier consommateur mondial de pesticides, devant les Etats-Unis. Premières victimes, les agriculteurs, victimes d'intoxications et parfois de cancers.

 

Maux de tête, vomissements, insomnies, cas de dépressions ou de suicides... Breno Braga connait les symptômes par coeur. Médecin à Nova Friburgo, au Nord de Rio de Janeiro, il ne compte plus le nombre d'agriculteurs victimes d'intoxications aux pesticides qui ont franchi la porte de son cabinet depuis 10 ans.

"Dans le cas d'une intoxication aigue, c'est-à-dire l'ingestion d'une quantité excessive de pesticides à un moment donné, le patient peut s'évanouir, avoir une crise de convulsions ou des vomissements. Dans le cas d'une intoxication à plus long terme, ces petites intoxications qui se produisent sans que l'agriculteur ne s'en aperçoive, les symptômes sont plus difficiles à percevoir, ça peut être des cas de dépression, d'insomnie, un amaigrissement et parfois même des cas de cancers", détaille le spécialiste.

 

Le grand bond

 

C'est une réalité moins glorieuse du miracle agricole brésilien : avec 1 milliard de litres de pesticides pulvérisés chaque année sur ses cultures, soit 5 litres par habitant, le Brésil est le premier consommateur de pesticides au monde. D'après une étude publiée par l'Agence nationale de vigilance sanitaire (Anvisa), la vente de pesticides sur le territoire national a brassé 7 milliards de dollars en 2010, autrement dit 10% du marché mondial.

Résultat d'une politique qui a fait du recours aux substances chimiques une condition nécessaire à l'accomplissement de sa révolution agricole.

 

"Dans les années 70, l'Etat brésilien a publié un décret obligeant les agriculteurs à consacrer une partie de leur crédits agricoles à l'achat de pesticides, sans que ce geste ne s'accompagne de la formation nécessaire au maniement de ces substances potentiellement dangereuses", explique Armando Meyer, directeur de l'Institut d'Etudes en santé publique à l'Université fédérale de Rio.

No comment yet.