Etats Unis-L’Aphis veut une évaluation environnementale approfondie de cinq OGM avant commercialisation | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

Dow AgroScience avait déposé trois dossiers : celui du maïs DAS-40278-9, tolérant les herbicides à base de 2,4-D et les inhibiteurs d’ACCase ; celui du soja DAS-44406-6 tolérant les herbicides à base de 2,4-D, de glyphosate et de glufosinate ; et celui du soja DAS-68416-4 tolérant les herbicides à base de 2,4-D et de glufosinate. Monsanto en avait déposé deux : celui du coton MON88701-3 tolérant les herbicides à base de dicamba et de glufosinate ; et celui du soja MON 87708 tolérant les herbicides à base de dicamba.


Aucun de ces cinq dossiers n’a convaincu le service de régulation des biotechnologies (Aphis), du ministère de l’Agriculture. Ce dernier a considéré qu’une décision d’autorisation pour la culture et l’alimentation pourrait « affecter de manière significative l’environnement des humains », et a donc ordonné la conduite d’une évaluation approfondie de ces impacts.

Les réactions à cette annonce ont été nombreuses

Pour Monsanto, cette décision est « inattendue », mais l’entreprise explique qu’elle coopérera avec l’Aphis pour conduire cette évaluation, notant néanmoins que cette coopération se fera afin « de finaliser cette procédure aussi vite que possible ». De son côté, Dow Agroscience a également annoncé un travail conjoint avec le ministère afin d’aboutir à une « autorisation commerciale le plus tôt possible ».

 

La réaction la plus franche a manifestement été laissée à la charge de l’organisation des industries de biotechnologie. Sa vice-présidente, Cathleen Enright, s’est déclarée « déçue de cette décision » qui « établit un mauvais précédent pour les futures évaluations » de PGM. Et de se plaindre des délais de traitement des dossiers, de la lourdeur du système d’autorisations étasunien et de son caractère imprévisible.

 

Des critiques finalement équivalentes à celles formulées à l’encontre de l’Union européenne, qui pourtant cite souvent les États-Unis en exemple.


A l’inverse, le Center for Food Safety (CFS, le Centre pour la sécurité alimentaire), une ONG opposée aux OGM, s’est réjoui de cette décision qui, selon lui, correspond à une évaluation adaptée aux « risques sanitaires et environnementaux que posent les cultures GM résistantes aux herbicides à base de 2,4-D et Dicamba »